Paris Archive

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L’affaire des templiers – Du procès au mythe, aux Archives Nationales

Du 2 mars au 16 mai 2011, les Archives Nationales présentent en parallèle de la grande exposition Dans l’atelier des menus plaisirs du roi une exposition-dossier intitulée L’Affaire des Templiers et consacrée au procès qui fut intenté à l’ordre du Temple au début du XIVe siècle.

Fondé en 1129 comme un ordre militaire et religieux, l’ordre du Temple avait pour mission initiale la protection des chanoines du Saint-Sépulcre de Jerusalem et des pèlerins qui s’y rendaient. Les chevaliers de cet ordre prenaient les voeux de pauvreté, chasteté et obéissance, et étaient soumis à une règle inspirée de celle de saint Benoît. Durant près de deux siècles, l’ordre prend une importance militaire, aussi bien pour des objectifs de croisade qu’en soutien des campagnes de l’armée franque (les Templiers étaient des unités d’élite et de fins stratèges), et une importance patrimoniale : les commanderies et forteresses templières sont nombreuses et puissantes. Le roi de France préfère même faire abriter son trésor dans l’enceinte du Temple de Paris. (L’enclos du Temple formait, dans une zone marécageuse, un quadrilatère délimité par les rues du Temple, de Bretagne, de Picardie et Béranger : le Marais que nous connaissons.)

Et pourtant, dans les premières années du XIVe siècle, c’est cette importance même qui cause la chute des Templiers, une militia Christi sous l’autorité du pape Boniface VIII dont la prétention au pouvoir universel irrite le roi de France Philippe le Bel, qui veut rester empereur en son royaume et voit d’un mauvais oeil une telle force. S’ensuit une pression grandissante sur le pape et sur les Templiers, sous la forme d’accusations d’anciens frères et de rumeurs sordides sur les pratiques de l’ordre, l’arrestation (14 septembre 1307) et la mise en accusation des frères, leur procès en hérésie, et leur interrogatoire par l’Inquisition. Philippe le Bel et son ministre Guillaume de Nogaret parviennent ainsi, à force de droit, de rhétorique et d’argumentaires auprès des représentants de la noblesse et du clergé des villes de France, mais aussi d’aveux obtenus sous la torture, à saper la confiance dans l’ordre afin de pouvoir le détruire. Les templiers seront séparés, emprisonnés, voire brûlés, comme leur grand maître Jacques de Morlay.

L’exposition montre un riche ensemble de pièces dans un état de conservation splendide, qui jalonnent les manoeuvres politiques de Philippe le Bel et de ses conseillers, les protestations du grand maître de l’ordre Jacques de Morlay, le rouleau complet, au centre de l’exposition, des procès-verbaux des interrogatoires des frères templiers (cliquez, tous les interrogatoires sont accessibles !), les traces de leur emprisonnement et de la saisie des biens du Temple, ainsi que des objets et documents d’un ordre néo-templier du début du XIXe siècle, l’ordre moderne du Temple, qui reconstitue des lois, des hiérarchies et même des rituels utilisant des reliques prétendument héritées de l’ordre ancien. Au-delà de l’étonnant face-à-face avec les documents, les visiteurs parisiens apprécieront de mieux connaître l’histoire de leur ville et en particulier du Marais, et iront peut-être comme moi après avoir visité l’exposition voir la plaque commémorative à l’endroit où Jacques de Morlay a été brûlé, qui fait face au square du Vert Galant, à la pointe de l’île de la Cité.

Merci infiniment à Ghislain Brunel, conservateur en chef de la section ancienne aux Archives nationales et commissaire scientifique de l’exposition, qui m’a offert le privilège (inattendu !) d’une visite privée ! Il est des professeurs qui font d’un sujet ancien une aventure palpitante !

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FIAC et Chic Art Fair, les foires de l’art contemporain

Ce week-end se terminait la semaine de l’art contemporain, et avec elle au moins deux foires d’art contemporain, la bien connue FIAC qui s’étend sous la Nef du Grand Palais et dans la cour carrée du Louvre, et pour sa première édition, la Chic Art Fair, à la Cité de la Mode et du Design.

Tout d’abord, une petite remarque générale. Je suis très vite perdu dans ces événements. Visiter une foire d’art contemporain c’est comme sentir des parfums : au début on est très concentré et aiguisé, puis rapidement tout se mélange, et l’on finit par avoir mal à la tête. Ceux qui suivent mon Twitter ont pu partager mes surprises et coups de coeur instantanés lors de mes visites… A posteriori, je mélange, je m’embrouille. J’essaie de rassembler tout ce que j’ai vu, de classer, d’en dégager un « esprit » FIAC et un « esprit » Chic Art Fair qui représenteraient à eux deux l’art contemporain en 2010 : pas facile facile.

La FIAC, c’est le grand moment. Les plus grandes galeries du monde dans des lieux aussi prestigieux que le Grand Palais et le Louvre, du white cube et des grands noms à perte de vue.

Au Grand Palais, une marée humaine, même le soir de la présentation à la presse. Allées impraticables dès 20h. Quelques belles surprises et quelques contacts sympathiques, notamment à la galerie gbagency.

Dans la cour carrée du Louvre, c’est plus calme, on est presque entre soi. Moins de célébrités, mais de nombreuses agréables surprises, je pense reprendre la liste complète des galeries parisiennes présentes et m’y promener. Aussi, c’est là que sont présentées les oeuvres des candidats au prix Marcel Duchamp. J’ai une sympathie candide pour les oeuvres de Céleste Boursier-Mougenot, qui me pince toujours un petit peu dans sa manière de donner la vie à l’inanimé. Je ne sais plus qui disait que la fraternité étend la vie jusqu’au mécanique. En tout cas je serai bientôt à la galerie Xippas pour en voir/savoir un peu plus.

La Chic Art Fair a le charme de la rébellion. On va dans ces espaces bruts, près de la gare, sur les quais de Seine, alors qu’en parallèle dans le luxe et l’habitude se déroule la FIAC. Ici on va voir plus d’installations sonores, plus d’interactions avec le public, un public plus large, plus cosmopolite aussi. On va voir des performances aussi, comme celle de cette homme allongé dans une boîte de plastique, transparent sur le dessus, et sur lequel on marche. Tout cela est libre d’accès. Le salon payant est bien sûr plus petit que la FIAC mais on y trouve aussi de belles surprises, comme un ensemble de petites oeuvres sur notices pharmaceutiques (j’ai malheureusement égaré le nom de l’artiste…). On trouve aussi à la Chic Art Fair des oeuvres globalement moins chères, cela pourra intéresser le collectionneur amateur. On regrettera peut-être quelques galeries aux oeuvres tenant plutôt des arts décoratifs, voire de la boutique d’ameublement intérieur…

Evidemment je retournerai aux deux l’année prochaine : à la FIAC parce que c’est la FIAC, et à la Chic Art Fair parce que j’aime bien l’idée de cet événement en parallèle/décalé et son effervescence !

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Mes conseils d’expos pour octobre 2010

Pour ce deuxième mois de conseils, j’ai sélectionné les expositions suivantes :

  • A partir du 5 octobre, l’exposition Baba Bling, signes intérieurs de richesse à Singapour, au musée du Quai Branly :

    A Singapour, le terme « Baba » désigne un « homme chinois » et, par extension, les descendants des communautés chinoises qui se sont intégrées dès le 14e siècle dans le sudest asiatique et qui ont incorporé au fil des siècles de nombreux aspects de la culture malaise dans leur culture d’origine. Le « Baba » désigne aussi le chef de famille qui a intégré des éléments de la culture européenne, via ses parents et ses grands parents pendant la période coloniale. Cette exposition témoigne d´une histoire fascinante : comment une communauté d’immigrés a créé une culture unique en laissant sa propre culture d’origine s’imprégner des influences, coutumes et croyances de leur pays d’adoption.

  • A partir du 6 octobre, l’exposition France 1500 aux Galeries nationales du Grand Palais :

    L’exposition explore un moment de rencontres artistiques et d’effervescence créatrice sans précédent en France, et pourtant encore souvent méconnu. Il s’agit de la première manifestation d’envergure consacrée à la période charnière constituée par les règnes de Charles VIII (1483-1498) et de Louis XII (1498-1515), dominée par la personnalité d’Anne de Bretagne, épouse successivement de ces deux rois. Époque de reprise économique, de croissance démographique, d’ambitions territoriales avec les fameuses guerres d’Italie, et d’un développement culturel placé sous le signe de l’humanisme, ce fut surtout un temps d’épanouissement comme de contrastes sur le plan artistique.

  • A partir du 6 octobre, l’exposition Brune/Blonde à la Cinémathèque française :

    Extraits de films, archives télévisuelles, photographies, tableaux, et courts métrages inédits réalisés par de grands réalisateurs internationaux : l’exposition Brune/ Blonde met à l’honneur le thème de la chevelure féminine pendant trois mois à la Cinémathèque.
    Rythmée par de nombreuses projections d’extraits de films, l’exposition Brune/Blonde, conçue par Alain Bergala, a pour centre de gravité le cinéma et ses actrices mythiques : brunes et blondes, sans oublier les rousses ; cheveux courts ou cheveux longs ; voilées ou sensuelles. Le cinéma et ses cinéastes engagés dans la recherche d’une forme où le corps s’expose. Le cinéma et la représentation de la chevelure, car celle-ci est inextricablement liée à la sphère du désir, le lieu du vertige amoureux.

  • A partir du 12 octobre, l’exposition Moebius transe-forme à la Fondation Cartier pour l’art contemporain :

    Icône incomparable de la bande dessinée, inventeur de formes extraordinaires, dessinateur génial, Mœbius est un artiste qui dépasse les limites traditionnelles de sa discipline. Comme il l’a souhaité, cette exposition inédite s’organise autour du thème de la métamorphose, un motif majeur et omniprésent dans ses bandes dessinées, ses projets cinématographiques ou encore son tout premier film d’animation 3D en tant que réalisateur, présenté en exclusivité à la Fondation Cartier. Avec leurs paysages et leurs personnages en perpétuelle transformation, ses œuvres explorent les confins de l’inconscient et dévoilent un monde imaginaire et fantastique. À travers la métamorphose souvent brusque et inquiétante d’une figure, d’un décor, Mœbius révèle un monde où les apparences ne sont pas aussi stables qu’on pourrait le croire.

  • A partir du 14 octobre, l’exposition d’art contemporain russe Contrepoint, au musée du Louvre :

    A la suite de l’exposition « Sainte Russie, l’art russe des origines à Pierre le Grand », le musée du Louvre a souhaité rendre compte de la création contemporaine russe, en exposant les œuvres d’une quinzaine d’artistes représentant diverses générations et différents courants.
    Pour cette exposition, le musée – qui ne possède pas de département slave – a choisi les espaces du Louvre médiéval. En effet ces vestiges archéologiques sont porteurs d’utopies architecturales auxquelles font écho les travaux d’artistes comme Ilya et Emilia Kabakov, Igor Makarevitch et Elena Elagina ou Pavel Pepperstein. Cet espace souterrain suscite également la fiction et l’imaginaire comme le montrent les œuvres d’Alexeï Kallima, Valery Koshlyakov et Vadim Zakharov, mais aussi de Yuri Leiderman, qui réalisera une performance dans la série de ses Geopoetics, et de Yuri Albert, qui invitera à une visite des collections les yeux bandés.

  • A partir du 15 octobre, l’exposition Basquiat au Musée d’Art Moderne :

    D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn dans l’Etat de New York et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70. En 1977, il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau.
    Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. En 1982, Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

  • A partir du 20 octobre, Giuseppe de Nittis, La modernité élégante au Petit Palais :

    Depuis 1886, aucune exposition à Paris n’a été consacrée à ce grand artiste qui fut l’ami de Manet et de Degas. Peintre de la vie moderne, De Nittis s’intéresse à la vie des boulevards, des Tuileries et aux courses hippiques d’Auteuil ou de Longchamp, attentif à noter les toilettes et les modes de l’élégance parisienne. C’est un paysagiste sensible, aussi habile à traduire les contrastes lumineux de son pays natal que les ciels brumeux d’Ile de France, ou les brouillards londoniens.

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Mes conseils d’expos pour septembre

Pour cette nouvelle année culturelle 2010 – 2011, je vais tâcher de vous proposer au début de chaque mois une sélection des expositions qui me semblent a priori intéressantes et que je pense visiter et chroniquer. Pour des mises à jour plus régulières concernant les chroniques à venir, n’hésitez pas à faire un tour sur le Tumblr Bientôt sur Carpe Webem.

Pour ce mois de septembre, j’ai sélectionné :

  • A partir du 9 septembre, l’exposition gratuite Reporters sans frontières, 100 photos de Pierre et Alexandre Boulat pour la liberté de la presse, au Petit Palais.

    Alors que plus d’un tiers de la population mondiale vit dans un pays où il n’existe aucune liberté de la presse, Reporters sans frontières oeuvre au quotidien pour que l’information reprenne ses droits. Parce qu’emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans frontières mène son combat pour la liberté de la presse avec acharnement depuis 25 ans.

  • A partir du 10 septembre, l’exposition L’Or des Incas, origines et mystères à la Pinacothèque. Tarif plein : 10 €.

    Le Machu Picchu

    Considéré comme la « sueur » du soleil, divinité suprême du panthéon animiste inca, l’or est étroitement associé au rituel religieux. L’empereur inca étant l’incarnation humaine du soleil, l’or est également central dans la représentation du pouvoir. C’est un outil de différenciation sociale pour l’élite et un élément indispensable du trousseau funéraire du défunt.

  • A partir du 16 septembre, l’exposition L’Académie française au fil des lettres, de 1635 à nos jours au Musée des lettres et manuscrits. Tarif plein : 7 €.

    Outre la découverte, toujours émouvante, de l’écriture de nos grands auteurs, l’occasion est unique de dresser une chronique vivante de l’Académie française, d’en présenter le fonctionnement, les travaux quotidiens, le protocole, d’en faire revivre les débats et querelles souvent vifs et passionnés à travers les siècles. Large spectre que celui de ces échanges, parlant tour à tour de finances, d’écriture, de désillusion amoureuse, de tactiques d’élection, de sciences ou de politique. Une place de choix est également réservée au fameux fauteuil 41, celui des refusés, où prennent place des écrivains aussi majeurs que Zola, Balzac, Jammes, mais aussi Constant, Molière et bien d’autres.

  • A partir du 22 septembre, l’exposition Monet (1840-1926) aux Galeries nationales du Grand Palais. Assurément LE grand événement de cette rentrée. Tarif plein : 12 €.

  • A travers près de deux cents œuvres, cette rétrospective veut susciter la surprise, la réflexion et la délectation du visiteur grâce à des œuvres célèbres et des tableaux méconnus, mais aussi grâce à des rapprochements inhabituels et des regroupements d’œuvres inédits.
    L’exposition veut également renouveler l’approche d’un grand artiste avec lequel s’accomplit le passage du XIXe au XXe siècle.

  • A partir du 22 septembre, l’exposition Arman au Centre Pompidou. Tarif plein : 12 €.

    Membre fondateur du Nouveau Réalisme, mouvement préconisant de nouvelles «approches perceptives du réel», Arman développe une oeuvre en lien direct avec son époque, utilisant comme matière artistique les objets manufacturés produits par la société de consommation.
    Dans un parcours à la fois didactique et vivant, l’exposition montre les deux fondamentaux de l’oeuvre d’Arman: le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix exceptionnel de documents filmés d’actions d’Arman, et l’objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles. Le parcours proposé s’organise autour de sept thèmes qui mettent l’accent sur les grandes problématiques plastiques de l’artiste et témoignent à la fois de l’originalité et de l’évidente résonance contemporaine de l’oeuvre d’Arman.

  • A partir du 23 septembre, l’exposition Mobi-Boom, l’explosion du design en France (1945-1975) au Musée des Arts Décoratifs. Plein tarif : 9 €.

    C’est l’avènement de la table basse, du canapé lit, des modules de rangement, du meuble multifonction. C’est aussi celui du Formica, des mousses, du plastique, qui offrent aux créateurs la possibilité d’imaginer de nouvelles formes. Du rationalisme des années 1950 à l’utopie des années 1960, ces nouveaux objets sont enfin à la portée du plus grand nombre.

  • A partir du 24 septembre, l’exposition Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle au Musée Jacquemart-André. Tarif plein : 10 €.

    Coriolan supplié par les siens, Nicolas Poussin

    Cette exposition rassemble une soixantaine de tableaux issus de grandes collections privées et de collections publiques européennes (Musées des Beaux-arts de Lille, Nantes, Rennes, Oxford, Liège…). Elle offre une vision inédite de deux grands mouvements artistiques apparus au XVIIe siècle et de leurs relations croisées : la peinture baroque flamande dont Rubens est le chef de file et l’école classique française, emmenée par Poussin.

  • A partir du 28 septembre, l’exposition La Russie romantique, Chefs-d’œuvre de la Galerie Tretiakov, Moscou, au Musée de la Vie Romantique. Tarif plein : 7 €.

    Portrait d'Alexandre Pouchkine, Orest Adamovich Kiprensky, 1827

    Cette exposition rassemble quelque soixante-dix peintures, sculptures, œuvres sur papier et objets d’art représentatifs de l’identité iconographique et chromatique sous les règnes du tsar Alexandre Ier (1777-1825) et de son frère Nicolaï Ier (1825-1855). Cette somme témoigne du génie russe à l’époque de ses plus illustres écrivains Puchkine et Gogol avec des portraits majeurs des frères Brioullov, de Kiprensky et Sokolov, des paysages de Vorobiev, un ensemble particulièrement riche d’aquarelle et de bas-reliefs signés Feodor P. Tolstoï.

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Les jours et heures des nocturnes des musées de Paris

J’essaie de rassembler dans cet article la liste des horaires de nocturnes de musées à Paris jour par jour, notamment parce que je l’ai souvent cherchée. Notez que je considère comme nocturne une fermeture après 19h.

Les musées parisiens sont plus calmes. Quoique, je n'ai pas fait le MNHN.

Lundi :

  • Jusqu’à 20h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à 20h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 21h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à 21h30 : Musée Jacquemart-André (8e)

Mardi :

  • Jusqu’à 20h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à 21h : Jeu de Paume (8e)
  • Jusqu’à 21h : Musée Marmottan-Monet (16e)
  • Jusqu’à 22h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 22h : Parc de la Villette (19e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)

Mercredi :

  • Jusqu’à 20h : Maison Européenne de la Photographie (4e)
  • Jusqu’à 20h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à 20h : Musée de Minéralogie (6e)
  • Jusqu’à 20h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 20h30 : Fondation Henri Cartier-Bresson (14e)
  • Jusqu’à 21h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à 21h : Pinacothèque (8e)
  • Jusqu’à 22h : Musée du Louvre (1er)
  • Jusqu’à 22h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 22h : Parc de la Villette (19e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)

Jeudi :

  • Jusqu’à 20h : Maison Européenne de la Photographie (4e)
  • Jusqu’à 20h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à 20h : Musée des Lettres et Manuscrits (7e)
  • Jusqu’à 20h : Petit Palais (8e)
  • Jusqu’à 20h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 20h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 21h : Galerie des Bibliothèques (4e)
  • Jusqu’à 21h : Les Arts Décoratifs (6e)
  • Jusqu’à 21h : Musée du Quai Branly (7e)
  • Jusqu’à 21h : La Maison Rouge (12e)
  • Jusqu’à 21h : Cité de l’Architecture et du Patrimoine (16e)
  • Jusqu’à 21h30 : Musée des Arts et Métiers (3e)
  • Jusqu’à 21h30 : Monnaie de Paris (6e)
  • Jusqu’à 21h45 : Musée d’Orsay (2e)
  • Jusqu’à 22h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à 22h : Mémorial de la Shoah (4e)
  • Jusqu’à 22h : Cinémathèque française (12e)
  • Jusqu’à 22h : Musée d’Art Moderne (16e)
  • Jusqu’à 22h : Parc de la Villette (19e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)

Vendredi :

  • Jusqu’à 20h : Maison Européenne de la Photographie (4e)
  • Jusqu’à 20h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 20h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 20h45 : Musée de la Marine (16e)
  • Jusqu’à 21h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à 21h : Musée du Quai Branly (7e)
  • Jusqu’à 22h : Musée du Louvre (1er)
  • Jusqu’à 22h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)

Samedi :

  • Jusqu’à 20h : Maison Européenne de la Photographie (4e)
  • Jusqu’à 20h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 20h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 21h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à 21h : Musée du Quai Branly (7e)
  • Jusqu’à 22h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)

Dimanche :

  • Jusqu’à 20h : Maison Européenne de la Photographie (4e)
  • Jusqu’à 20h : Musée du Luxembourg (6e)
  • Jusqu’à 20h : Grand Palais (8e)
  • Jusqu’à 20h : Cinémathèque française (12e)
  • Jusqu’à 20h : Fondation Cartier (14e)
  • Jusqu’à 21h : Centre Georges Pompidou (4e)
  • Jusqu’à minuit : Palais de Tokyo (16e)
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Coup de coeur pour le musée de la Magie

Je vous avais proposé une liste de musées ouverts le 1er mai, et je l’ai testée, en me rendant au musée de la Magie. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce musée, géré par une équipe composée exclusivement de magiciens !

Le 1er mai, je me suis rendu au 11 de la rue Saint Paul, petite devanture qui annonce « Académie de Magie », au dessus d’un simple escalier qui descend au sous-sol. L’ambiance est là, on pense descendre dans un Paris parallèle, un chemin invisible vers un Poudlard à la française. Le musée de la Magie est à la fois musée, attraction, spectacle, magasin et académie de magie où sont passés certains des plus grands. Le visiteur pourra découvrir toute l’histoire de la magie par ses accessoires, ainsi qu’un spectacle de prestidigitation joué très régulièrement et à ne pas manquer ! Et pour ceux qui veulent aller un peu plus loin, la boutique et l’académie sont là. J’ai pu discuter avec trois des magiciens de l’équipe, tous trois accueillants et donnant envie de se lancer dans la prestidigitation. Particulièrement, le magicien de la boutique, spécialisé dans la prestidigitation … des pièces de monnaie ! Je suis reparti avec un DVD de magie des cartes, et un paquet de mes cartes préférées, des Bicycle… En bref, courez visiter ce musée, et retournez-y si vous avez raté le spectacle de magie !

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Ce soir, Paris twitte-t-il ? Oui, Paris tweete !

Paris twitte-t-il ? réunit ce soir pour la deuxième fois des centaines d’utilisateurs parisiens du service de micro-blogging Twitter. Beaucoup de blogueurs bien sûr, mais pas seulement !

Rendez-vous ce soir à partir de 20h à la Java, rue du Faubourg du Temple pour cette soirée de rencontre réelle de tous ceux qui communiquent souvent entre eux par des messages de 140 caractères !

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