Livres & Presse Archive

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Dis-moi dix mots, cette année avec quelques mots de Carpe Webem

L’opération « dis-moi dix mots » est organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication avec ses partenaires francophones (la Belgique, la Suisse, le Québec et l’Organisation internationale de la Francophonie). Cette année, pour le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, c’est sur le thème de l’intime et de l’expression personnelle que se décline l’opération : « Dis-moi dix mots qui te racontent ».

Ce sont ces mots et tout ce qu’ils portent qui animeront la Semaine de la langue française et de la Francophonie 2012 qui se tiendra du 17 au 25 mars. En attendant, pendant dix semaines, sur le site Dis-moi dix mots qui te racontent, on lira des mots d’écoliers, des mots d’internautes, des mots d’auteurs. Mais aussi, des blogueurs : sur le site Dix mots, dix blogueurs, avec mes neuf consoeurs et confrères nous publierons chaque semaine un billet sur ce que signifie chacun de ces mots pour nous.

La liste des dix mots ? Âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.

J’ai reçu l’invitation à participer il y a quelques temps : c’est un peu différent de ce que j’ai l’habitude d’écrire ici, mais ça tombait très, très bien. Peu de temps avant, je m’étais aperçu que dans ce travail d’écriture qui n’est pas toujours facile, partir de l’exercice de la définition est souvent payant, et une définition en entraînant une autre, emmène parfois même très loin. Donc dix mots, c’est une très belle occasion de se lancer dans ce projet au cours duquel je n’aurai pas d’expositions sur lesquelles m’appuyer.

Je crois bien que c’est demain que je publierai mon premier texte. On m’a dit que je pouvais choisir dans quel ordre je les publiais, mais l’arbitraire de l’ordre alphabétique en valant bien un autre, je vais commencer par « âme ».

A très vite !

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Les 20 ans de Colors, le magazine qui parle du reste du monde

Trimestriel et développant à chaque numéro une thématique différente, Colors est le magazine édité par Fabrica, le centre de recherche de Benetton. On retrouve dans ce magazine l’esprit singulier et contemporain de la marque de vêtements.

Distribué de par le monde en trois versions : français/anglais, italien/anglais, espagnol/anglais, Colors s’exprime avant tout par l’image et touche donc tout un chacun, sur des thèmes aussi sérieux que l’écologie et les atteintes à la paix dans le monde, ou aussi frivoles que le shopping, la mode ou les gadgets high-tech. Colors est aussi une dynamique à l’origine de nombreux projets à la fois musicaux, littéraires et artistiques, d’où mon intérêt pour ce magazine que vous trouverez chez Colette ou chez tout marchand de journaux spécialisé dans les arts, la mode et le design.

Colors a fêté ses 20 ans hier soir au Royal Monceau autour d’une installation reprenant le thème du numéro 79 : les collectionneurs, leurs collections, comment elles représentent leur auteur mais aussi leur époque. J’y étais, et ce fut l’occasion de retrouver des amis, mais aussi de faire connaissance et d’échanger avec Denise O’Neill, chargée de la communication pour Benetton France, qui est très attentive à la communication digitale !

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Houellebecq plagiaire ? Alors Perec aussi. Ah, et Breton, aussi. Et…

J’hésitais à acheter le nouveau roman de Michel Houellebecq, « La Carte et le Territoire », chez Flammarion. Avec cette stupide affaire de « plagiat » et la réponse, ci-dessous en vidéo, de l’auteur, je n’hésite plus un seul instant. Et après la vidéo, on en parle.

On accuse principalement Michel Houellebecq, non pas d’avoir réutilisé des textes, mais de ne pas avoir mentionné les sources. Rappelons que Houellebecq n’écrit pas une publication scientifique, ne dépose pas un brevet. Il écrit un roman. Je tends la main vers ma bibliothèque dans l’étage « Poésie », je prends au hasard, André Breton. Je feuillette, je tombe sur « Pstt ». C’est un collage d’extraits du bottin. Ce criminel n’a pas mentionné sa source, la page, l’année. Faut-il que je tende encore la main vers un autre étage pour trouver d’autres exemples ?

Moi, si André Breton avait mentionné « Annuaire des postes, 1923″, j’aurais trouvé ça moche, un bouton au milieu de la figure.

Pardon, j’oubliais. Aujourd’hui, il faut mentionner précisément l’origine de tout extrait non purement original. Qu’est-ce qu’un texte purement original, ça existe ? Pardon, je divague… Aujourd’hui, il faut écrire « Ne pas jeter sur la voie publique » sur les tracts. Aujourd’hui, il faut ajouter « Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour. » sur les publicités pour les desserts…

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Mon nom est Charles Saatchi et je suis un artoolique

Les éditions Phaidon ont publié en juin la version française de ce recueil d’extraits d’entretiens avec Charles Saatchi, célèbre collectionneur d’art et fondateur de la non moins célèbre agence de publicité Saatchi & Saatchi.

Charles Saatchi est pour le moins talentueux : nous disions donc, grand collectionneur d’art, fondateur de la plus grande agence de pub au monde… et homme à ne pas avoir sa langue dans sa poche. Quelques extraits bien choisis valant mieux qu’un bon discours, voici pour vous :

Pourquoi n’allez-vous pas à vos propres vernissages ?

Je ne vais pas à ceux des autres, alors je me rends la politesse.

Imaginez-vous dans cent ans. [...] Qui sont les grands artistes qui passeront avec succès l’épreuve du temps ?

[...] Tous les artistes, à l’exception de Jackson Pollock, Andy Warhol, Donald Judd et Damien Hirst, seront en notes de bas de page.

A quoi sert l’art ?

A empêcher nos yeux de fondre à force de regarder à la télévision des programmes trash que nous regardons avec joie le reste du temps.

Que cache votre décision de laisser n’importe quel artiste mettre ses oeuvres en ligne sur le site web de la galerie Saatchi ? [...]

La grande majorité des artistes, dans le monde, n’ont pas de marchand qui les représente ou expose leurs oeuvres. [...] quand on n’a pas les relations qu’il faut dans le milieu artistique, quand on n’a pas fréquenté l’école en vogue, quand on n’entre pas dans le moule, il est très difficile de capter l’attention des marchands et des collectionneurs. [...] Le site contribue à faire sortir beaucoup d’oeuvres des ateliers pour les placer sur les murs des collectionneurs. C’est excitant et j’aurais aimé que cela se produise avant.

Et on termine par une phrase bien assassine comme il faut :

Croyez-moi, le talent seul n’est pas la garantie du succès, ni l’explication du fait que certains artistes médiocres deviennent très populaires pendant quelques temps, tandis que des artistes meilleurs se languissent en attendant un appel qui ne vient jamais.

Charles Saatchi a acheté sa première oeuvre à 30 ans. J’ai encore de l’espoir.

014

Grignan : le festival, et Tchekhov !

Du 7 au 11 juillet 2010, à quelques kilomètres d’Avignon qui fêtait le théâtre, le village de Grignan fêtait la littérature épistolaire avec son festival de la Correspondance.

Suite et fin aujourd’hui du récit de mon week-end à Grignan organisé par La fille qui fait des bulles et offert par Durance, les 10 et 11 juillet. Chacun des cinq blogueurs invités avait la liberté, grâce à nos gentils et infatigables organisateurs, d’aller voir les lectures et rencontres qui lui plaisaient le plus.

Nous nous sommes tous rendus à la lecture-spectacle du texte de Denise Chalem : « Paris 7ème, mes plus belles vacances », dont le rôle principal est interprété par l’auteur elle-même. La lecture-spectacle est un exercice particulier : les comédiens sont en costume et entourés de décors, mais portent leur texte avec eux et le lisent, ce qui donne assez naturellement, par moments, une impression très jouée. Le lien physique avec le texte empêche donc un peu le comédien dans son jeu de scène : là encore l’exercice montre son exigence. Mais passées les premières minutes d’adaptation, en tant que spectateur on entre très bien dans le dialogue. Le texte est fort, très fort, voire difficile pour ceux dont le vécu les rend particulièrement concernés par le sujet abordé.

Le lendemain matin, j’avais choisi d’assister à une rencontre avec Virgil Tanase, ancien doctorant de Roland Barthes (Roland Barthes !) en sémiologie du théâtre, biographe de Tchekhov et metteur en scène de ses pièces, auteur lui aussi. Un vrai spécialiste de Tchekhov venu nous parler de sa vie au travers de sa correspondance, notamment avec Maxime Gorki, dans une rencontre animée par la délicieuse mais non moins talentueuse Karine Papillaud.
Ecouter Virgil Tanase procure le grand plaisir de nous rendre Anton Tchekhov si proche et vivant qu’on aimerait le lire, voir ses pièces sur le champ, les faire connaître à un bien plus grand nombre de lecteurs et spectateurs. Pourquoi, dès qu’un auteur est réputé comme difficile d’accès, n’est-il pas présenté sur les grandes scènes populaires ? Pourtant lire ou voir Tchekhov n’a rien de rebutant, au contraire on se laisse emporter dans son oeuvre théâtrale. Même si celui qui creuse un peu y trouvera l’essence même du théâtre, un jeu ayant éliminé l’acte dramatique pour atteindre des personnages réalistes, complexes dans leur apparente authenticité et simplicité, seulement des personnages, sans volonté de leur imposer un sens (ni une signification, ni une direction !). Et bien pire que la relative absence de Tchekhov des planches, certains esprits extravagants évoquent l’idée d’ « adapter » Tchekhov dans des versions simplifiées, « au goût du jour ». Mais AU SECOURS ! Lecteurs, allez-vous accepter le nivellement par le bas ?

Evidemment, pour me faire mentir, la Comédie Française a donné du 22 mai au 16 juillet Les Trois Soeurs. Mais cela reste ponctuel face à tous les Molière et Beaumarchais…

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Grignan : le séjour

Un seul article ne suffirait pas à vous faire partager tous les aspects d’un séjour tel que celui que je viens de passer ce week-end à l’occasion du festival de Grignan. Aussi allez-vous pouvoir revenir après cette brève présentation d’ensemble…

Ce week-end, offert par Durance et organisé par La fille qui fait des bulles, était tout à la fois un séjour en Drôme provençale, le privilège de participer au festival de la correspondance de Grignan, et de découvrir le village, ses hôtels, restaurants, et le magasin d’usine Durance. Autant donc d’occasions de se faire plaisir avec, comme on l’a dit plusieurs fois là-bas, des senteurs bien sûr, et des nourritures aussi bien spirituelles que terrestres.

Les ingrédients de ce week-end parfait ? Un petit groupe de blogueurs, portant pseudonymes Amanda Meyre, Frieda l’Ecuyère, Plastie, Viinz, et votre serviteur. Une équipe adorable pour s’occuper de nous : Alexandra, Charles et Miqueline. Au programme, pour ma part :

  • Un joyeux voyage de Paris à Grignan, surtout lors du trajet dans le Miqueline-bus,
  • Un déjeuner gastronomique et bio au Clair de la Plume, suivi d’une visite de l’hôtel par le propriétaire des lieux,
  • Un passage par notre hôtel, le Moulin de Valaurie, et surtout par sa piscine, avant d’aller à…
  • La lecture/interprétation du texte de Denise Chalem : « Paris 7ème, mes plus belles vacances »,
  • Un dîner gastronomique au restaurant de l’hôtel suivi d’une nuit dans un immense lit,
  • Le lendemain matin, après un petit déjeuner en terrasse, une rencontre passionnante avec Virgil Tanase, spécialiste de Tchekhov, biographe et traducteur de ses oeuvres, ancien doctorant de Roland Barthes…
  • Puis encore un déjeuner délicieux, avec Anne, responsable marketing de Durance, et un tour par le magasin d’usine Durance,
  • Et malheureusement, il faut bien rentrer à Paris… mais dans le Miqueline-bus où l’on écoute Nostalgie et où l’on chante du Boney M en tapant des mains, c’est tout de suite plus sympathique.

A très bientôt pour plus de détails sur le village et son festival !

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Hommage à Douglas Adams

It’s Towel Day, je compte sur vous, n’oubliez pas votre serviette !