Nicolas Vial, une lecture du Monde au Musée de la Poste

La note de Carpe Webem : ½☆☆

Du 12 septembre 2011 au 4 février 2012, le Musée de la Poste consacre un accrochage à l’oeuvre (a priori non terminée) de Nicolas Vial. Une partie seulement de son oeuvre, à dire vrai : on ne traite ici que de son travail d’illustration, essentiellement visible dans les pages du Monde. Mais où était l’exposition ?

Oui, où était l’exposition ? Faisons le bilan de ce qu’on trouve.

En tout et pour tout, quelques lignes de biographie de Nicolas Vial forment le seul texte de l’exposition, et mentionnent notamment ses peintures de marines qu’on ne verra nullement puisque ce n’est pas le propos du présent accrochage.

Trois salles, dans lesquelles sont disposées les illustrations de Nicolas Vial d’une manière tout à fait plate, qui ne leur donne aucune chance de mise en valeur. Dans les deux premières salles, les illustrations sont présentées en grand format (ou plutôt sur, ce qui empêche la lecture que l’on aimerait faire pour au moins faire soi-même le travail de contextualisation) des feuilles du Monde correspondant. On cherche en vain une différence entre les deux premières salles, un indice. Pourtant, une piste existait : si certains dessins sont commandés pour illustrer un article en particulier, d’autres ne sont pas liés à un article et sont plutôt des tribunes laissées à Nicolas Vial. Hélas non, ces deux types de dessins sont joyeusement mêlés. Notons, dans la deuxième salle, la présence de « Créations philatéliques » qui n’ont aucun intérêt si ce n’est de faire le lien avec la Poste. Quitte à ne pas respecter le thème de l’accrochage, on aurait pu aller plus loin et nous montrer les peintures de marines de cet artiste qui est aussi peintre officiel de la Marine depuis 2008.

On est accueillis dans la troisième salle par, tenez vous bien parce qu’on n’y croyait plus, un titre : « La planète… ». C’est, trivialement, parce que toutes les illustrations de cette salle la représentent. A noter, ce sont toujours des illustrations publiées dans le Monde. Elles ne sont plus présentées en regard des numéros correspondants mais dans leur propre cadre rien que pour elles. Pourquoi ? Aucune idée. Pourquoi avoir un thème seulement pour cette salle ? Je ne sais pas non plus. Pourquoi, mais pourquoi les points de suspension dans le titre alors que rien ne vient le terminer, cette salle étant la dernière ? J’avance le calembour, trois petits points et puis s’en vont, comme les visiteurs qui s’attendaient à quelque chose… qui est déjà terminé.

C’est bien dommage de n’offrir qu’une si piètre mise en valeur des travaux de Vial, alors qu’un peu plus de travail aurait permis de dégager de nombreuses réflexions intéressantes sur son processus de création et sur le style et les effets qu’il déploie de manière pourtant visible. Bien dommage.

Vous avez visité cette exposition ? Qu’en avez-vous pensé ? Donnez votre sentiment en commentaire !

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Un commentaire

  1. 1 novembre 2011
    Répondre

    Je trouve la critique de Carpe Webem sévère.
    Il est vrai que je suis tombé sur l’exposition « par hasard », ma venue au Musée de la Poste étant motivée par l’exposition Nils Udo , je n’avais donc pas d’attentes particulières.

    Mais je trouve néanmoins que les œuvres présentées permettent de bien apprécier le travail de Nicolas Vial sur l’actualité.
    Dans un style moins événementiel qu’un Plantu, plus illustrateur que dessinateur, l’artiste réalise des images fortes sur des thèmes qui l’interpellent.
    Peu importe finalement, que la page du journal qui accueillait l’illustration soit présente ou non, l’image se suffit à elle même.

    Alors aussi imparfaite soit elle, cette exposition est une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir un illustrateur de talent.

    la vidéo de l’exposition
    le site de Nicolas Vial

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