Ma sélection d’expos pour avril 2011

  • A partir du 5 avril, l’exposition Manet, inventeur du moderne au musée d’Orsay :

    Plus qu’une rétrospective monographique, Manet, inventeur du Moderne entend explorer et éclairer la situation historique d’Edouard Manet (1832-1883), entre l’héritage réaffirmé du romantisme, l’impact de ses contemporains et le flux médiatique de son époque.
    Moderne, Manet l’est encore en défiant les maîtres anciens, de Fra Angelico à Vélasquez. Cette exposition repense de même les multiples liens que le peintre a résolument noués ou dénoués avec la sphère publique et politique. Car la modernité est aussi affaire d’inscription, voire d’opposition. Le parcours s’attarde donc sur l’enseignement de Thomas Couture, l’impulsion de Baudelaire, la réforme de l’art religieux, l’imaginaire érotique, l’art du fragment(é), le rapport à la peinture féminine (Berthe Morisot, Eva Gonzalès), la tentation mondaine, son impressionnisme décalé comme sa complicité avec le Mallarmé le plus noir.

  • A partir du 5 avril, l’exposition Vaudou à la fondation Cartier :

    La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente un ensemble exceptionnel d’objets vaudou africains issus de la collection Anne et Jacques Kerchache, à travers une scénographie conçue par Enzo Mari, l’un des grands maîtres du design italien. Avec près d’une centaine de bocio dont certains appartiennent désormais à d’autres collections
    privées, Vaudou est la première grande exposition consacrée exclusivement à ces sculptures traditionnelles d’Afrique occidentale.

  • A partir du 8 avril, l’exposition Juger Eichmann, Jérusalem, 1961 au mémorial de la Shoah :

    Le 11 avril 1961 débutait à Jérusalem, l’un des procès les plus spectaculaires de l’histoire contemporaine : celui d’Adolf Eichmann. Alors que la plupart des pays européens cherchaient tant bien que mal à refouler les souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, l’annonce inopinée de la capture puis du jugement d’un homme présenté, non sans exagération, comme l’un des principaux architectes de la « Solution finale », rouvrait un dossier resté en suspens depuis Nuremberg. A l’occasion du cinquantième anniversaire de cet événement, le Mémorial de la Shoah présente une exposition exceptionnelle comprenant des originaux issus des archives du Mémorial (Centre de documentation juive contemporaine – CDJC) et qui furent fournies à l’accusation pour le procès, mais surtout de nombreux documents et films originaux rendus disponibles dans le cadre d’un partenariat avec les Archives de l’État d’Israël qui conservent l’intégralité de ces sources : extraits de l’interrogatoire préliminaire et des journaux tenus par Adolf Eichmann en prison, enregistrements sonores, photographies ou réactions au procès.

  • A partir du 12 avril, l’exposition Paris au temps des impressionnistes à l’hôtel de ville de Paris :

    Pendant ses travaux de rénovation, le musée d’Orsay prête une soixantaine de toiles et autant de dessins, pour beaucoup jamais présentés au public, ainsi que des documents d’architecture et des maquettes présentant la nouvelle identité architecturale du Paris de Napoléon III.

  • A partir du 14 avril, l’exposition Raoul et Jean Dufy au musée Marmottan Monet :

    Le musée Marmottan Monet organise pour la première fois en France une exposition consacrée à Raoul (1877-1953) et Jean (1888-1964) Dufy.
    Si l’on connaît bien l’oeuvre de Raoul, celle de son frère Jean, peintre lui aussi, l’est moins. Cadet de 11 ans, Jean se forme à la peinture entre 1906 et 1914, encouragé par son frère qui participe alors aux aventures fauve et cubiste. À partir de 1920, date de ses premières peintures, Jean produit une oeuvre riche et partage avec Raoul des préoccupations artistiques communes.

  • A partir du 20 avril, l’exposition Claude le Lorrain, le dessinateur face à la nature au musée du Louvre :

    Au cours d’une longue carrière presque entièrement faite à Rome, de la fin des années 1620 jusqu’à sa mort en 1682, Claude Gellée, dit le Lorrain, a créé un art du paysage qui a profondément influencé les générations suivantes et, à bien des égards, changé la façon dont nous percevons la nature. Si avant lui, dans les premières années du XVIIe siècle, Annibale Carracci et ses élèves avaient perfectionné un type de paysage « classique », Claude Gellée a parfait ce genre en y apportant son don pour une peinture fine, lisse et extrêmement raffinée, et surtout une sensibilité extraordinaire pour les effets de lumière et les phénomènes de la nature.
    C’est pourquoi cette exposition est essentiellement consacrée à son oeuvre dessinée, issue de deux fonds importants : celui du Louvre et celui du musée Teyler de Haarlem, Pays-Bas (dont la majorité n’a été exposée que rarement).

  • A partir du 28 avril, l’exposition L’épée, usages, mythes et symboles au musée national du Moyen-Age de Cluny :

    L’épée est sans doute l’un des objets les plus représentatifs du Moyen Âge. Elle est à la fois arme de guerre, signe de pouvoir et de justice, objet d’apparat. Aucune autre production profane de cette époque n’a suscité autant d’intérêt et de fascination.
    « L’épée. Usages, mythes et symboles » est la première manifestation consacrée à ce thème. Elle réunit 120 oeuvres : un ensemble d’épées couvrant toute la période du Ve au XVe siècle, dont certaines sont mythiques comme celle de Jeanne d’Arc, ainsi que des manuscrits, peintures, objets d’orfèvrerie et ivoires.

  • A partir du 29 avril, l’exposition Des lettres et des peintres (Manet, Gauguin, Matisse) au musée des lettres et manuscrits :

    À travers la correspondance privée des plus grands peintres, le Musée des lettres et manuscrits donne à l’art du 18e au 20e siècle des couleurs inédites.
    Au fil de lettres touchantes où la petite histoire croise la grande, cinquante artistes nous ouvrent les coulisses de leur existence et de leur création : Monet lance auprès de ses amis impressionnistes une souscription pour offrir l’Olympia au Louvre, Manet dépeint dans une lettre à Eva Gonzalès, envoyée par ballon monté, un Paris assiégé dont les habitants affamés en viennent à manger chats et chiens, Fernand Léger écrit du front à sa fiancée, « [s]on Janot », des lettres ornées de dessins, Eugène Boudin déplore depuis Deauville un climat dont la rigueur nuit à son travail, Magritte évoque la fondation de l’Internationale Lettriste, Renoir confie à Mallarmé qu’une rage de dents retarde l’achèvement de son portrait et Dalí invite Eluard à manger du poisson à Arcachon.

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