Peinture Archive

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Concours : 10×2 billets coupe-file à gagner pour Paris au temps des impressionnistes à l’Hôtel de Ville de Paris

J’ai beaucoup aimé l’exposition Paris au temps des impressionnistes à l’Hôtel de Ville de Paris. Comme Paris aime bien Carpe Webem, et que Carpe Webem aime bien ses lecteurs, nous vous faisons gagner 10 paires de billets coupe-file pour vous éviter l’attente.

G. Caillebotte - Vue de toits, effet de neige

Si vous avez visité les précédentes expositions présentées à l’Hôtel de Ville de Paris, vous savez qu’elles sont gratuites et qu’elles ont beaucoup, beaucoup de succès. Et donc, qu’il y a beaucoup, beaucoup de monde : compter entre une et deux heures d’attente le samedi, par exemple. Mais vous ne serez pas déçus.

Pour vous faciliter la visite et vous permettre d’y aller avec votre petit(e)-ami(e), votre conjoint(e), votre cousin(e) ou votre n+1, en passant devant tout le monde, Paris et votre serviteur vous faisons gagner des billets coupe-file :

  • 5 paires de billets sont à gagner ici-même, en se manifestant dans un commentaire sur ce billet,
  • 5 autres paires de billets sont à gagner sur la page Facebook de Carpe Webem, en se manifestant dans un commentaire à la publication concernant ce concours.

Vous pouvez (et vous devriez pour doubler vos chances) jouer des deux côtés, mais vous ne gagnerez bien sûr qu’une seule fois, il faut laisser des places pour les autres !

Attention : Le concours se terminera dimanche 8 mai, à 20h ! Les gagnants seront tirés au sort grâce à Random.org peu de temps après.

Edit : Random.org a tranché !

Céline, phenicia, AxelArwak, Flore et iwona46, envoyez à contact@carpewebem.fr un e-mail avec vos nom et prénom !

Petite Parisienne, ControlTower GardeduCoeur, Tania Duclos, Anaïs Biernat et Ladislas Kalita, même si pour la plupart j’ai, on dirait, vos nom et prénom, envoyez moi un e-mail à contact@carpewebem.fr (avec vos nom et prénom quand même !)

Il est important de m’envoyer un e-mail pour que je puisse vous donner les informations pour récupérer vos coupe-file !

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Paris au temps des impressionnistes, a l’Hôtel de Ville

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 12 avril au 30 juillet 2011, alors qu’une partie des collections permanentes du musée d’Orsay ne peut être présentée pour cause de travaux de rénovation, une sélection de celles-ci reste visible gratuitement grâce à cette exposition à l’Hôtel de Ville. Un parcours dans le Paris de la fin XIXe – début XXe peint par les impressionnistes, qui ravira les parisiens, les amoureux de Paris, et les passionnés de cette riche période de notre histoire littéraire et artistique.

Un Paris redessiné et reconstruit

La première partie de l’exposition, en mezzanine, montre les effets de la grande transformation de Paris entreprise sous l’impulsion de Napoléon III assisté du préfet de la Seine, le baron Eugène Haussmann, entre 1852 et 1870 : démolition de taudis, découpage de Paris en 20 arrondissements avec mairies, écoles et églises, création d’un réseau de voies, grands axes, places, boulevards, avenues, autour du percement de deux larges axes Nord-Sud (le boulevard de Sébastopol continué rive gauche par le boulevard Saint-Michel) et Ouest-Est (la rue de Rivoli).

G. Caillebotte - Vue de toits, effet de neige

On fait appel lors de concours aux compétences des meilleurs architectes pour la construction ou la reconstruction de théâtres, de l’Opéra (qui prendra le nom de son architecte Charles Garnier), de l’Hôtel de Ville. A noter puisque son actualité est récente, la présence de dessins pour le projet du théâtre de la Gaîté, construit en 1862-64. Autour de ces lieux publics se construit entre 1831 et 1900 une extraordinaire quantité d’immeubles, dont l’architecture est sévèrement réglementée par la loi de 1859.

Les peintres de la vie moderne

Avec le renouveau de l’architecture de la ville vient le renouveau de sa peinture. Manet, Degas, Monet, Renoir, Caillebotte, Pissarro, peignent la ville, la poésie urbaine, l’esprit des rues, celui qui danse dans les bals, qui fréquente opéras et théâtres, s’amuse au cirque, joue aux courses. Esprit des cafés et de la déambulation élégante qui culmine dans la figure du dandy, présentée dans un texte d’une rare pertinence (qui en est l’auteur ?) à côté d’un portrait de Robert de Montesquiou par Giovanni Boldini. Des représentations du plaisir et du raffinement qui prennent d’autant plus de valeur que la suite de l’exposition nous rappelle qu’elles se vivent malgré des menaces, celles de la guerre de 1870 puis des attentats des années 1892-94. L’exposition m’invite à définir le dandysme comme l’art de vivre élégamment dans une tragédie, et aussi à continuer de privilégier l’écriture des billets de ce blog à la plume, dans un carnet, au fil de mes balades dans les rues de Paris, en parfait accord j’en suis certain avec ce qu’en dirait le plus flamboyant des représentants vivants du dandysme, le comte Massimiliano Mocchia Di Coggiola, qui lit peut-être ces lignes !

Giovanni Boldini - Portrait de Robert de Montesquiou

Paris au temps des impressionnistes plaît beaucoup et les visiteurs sont présents en nombre pour cette exposition riche et pourtant gratuite, qui nous fait mieux connaître et donc encore plus apprécier notre ville où toute balade est aussi un voyage dans le temps et dans l’art. Je m’emporte ! Un grand merci à Marine Baptiste de la Ville de Paris qui m’a facilité l’entrée à l’Hôtel de Ville, à bientôt !

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Tous cannibales, à la Maison Rouge

Du 12 février au 15 mai 2011, la Maison Rouge héberge l’exposition événement Tous cannibales et se propose d’explorer le concept de la dévoration à travers l’histoire de l’art.

Victor Brauner, Conciliation extrême, 1941. Courtesy Natalie Seroussi, Paris.

La commissaire Jeanette Zwingenberger présente dans cette exposition, en réponse à un corpus d’ouvrages, textes enluminés et gravures anciennes évoquant le diable, les sorcières, des divinités ou tribus anthropophages, une sélection d’œuvres contemporaines réalisées par une jeune génération d’artistes dont les oeuvres (photographies, vidéos, installations, sculpture, dessins, peinture) témoignent de la présence persistante quoique métamorphosée de la notion de dévoration. On notera par exemple l’idée pertinente du dialogue sur le thème de la mère nourricière entre des photographies de Bettina Rheims et un tableau de vierge à l’enfant.

Les questions posées par l’exposition sont nombreuses : l’individu comme sujet anthropophage en même temps que comme produit comestible, la dévoration comme moyen d’incorporation d’autrui, une dévoration donc symbolique de l’autre dans la construction de soi,… La piste de réflexion est donnée par la citation de Claude Lévi-Strauss en exergue de l’exposition : « Nous sommes tous des cannibales. Après tout, le moyen le plus simple d’identifier autrui à soi-même, c’est encore de le manger. ». Toutefois, on aurait souhaité trouver un peu plus de clés ou d’indices, de compréhension ou simplement de questionnement. En effet, même si dans sa sélection, la commissaire a évité les oeuvres les plus insoutenables, la visite de l’exposition reste une épreuve pour les âmes sensibles, et le dégoût ressenti peut devenir indépassable, empêchant malheureusement de passer du choc perceptif à l’analyse.

Pendant la même période et avec le même billet d’entrée, vous pouvez voir les installations monumentales et surnaturelles de l’artiste japonaise Chiharo Shiota dans l’exposition Home of memory. A ne pas rater.

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Cranach et son temps, au musée du Luxembourg

Du 9 février au 23 mai 2011, le musée du Luxembourg rouvre ses portes avec une exposition consacrée à Lucas Cranach (vers 1472-1553), l’un des artistes majeurs de la Renaissance germanique, bien connu, parfois sans le savoir, des spectateurs de la série Desperate Housewives !

Avant de parler de l’exposition, quelques mots sur ce musée à l’histoire prestigieuse : le Musée du Luxembourg est le premier musée français ouvert au public en 1750 (et préfigure le musée du Louvre), mais aussi le premier musée d’art contemporain à partir de 1818 (et préfigure le musée national d’art moderne). Le Sénat, qui en assure la gestion depuis 2000, a délégué celle-ci à la Rmn – Grand Palais pour y organiser de grandes et prestigieuses expositions, suivant trois axes : « la Renaissance en Europe », « Art et pouvoir » et « le Palais, le Jardin et le Musée : le Luxembourg au cœur de Paris, capitale des arts ».

Lucas Cranach fait partie des artistes qui ont eu la chance de commencer à connaître le succès de leur vivant. Et quel succès ! A 33 ans, en 1505, Cranach devient peintre officiel du prince électeur de Saxe, Frédéric le Sage. Conseiller, trésorier, bourgmestre de sa ville de Wittenberg, Cranach exploitera aussi une imprimerie. Les commandes d’oeuvres sont si nombreuses que Cranach constitue un atelier de peinture d’une quinzaine de collaborateurs qui peignent pour et avec lui. Au début du 16e siècle, on pouvait donc déjà lancer le même débat qu’avec certaines vedettes de l’art contemporain ! Cranach impose même tellement son style, un langage formel à l’élégance courtoise, qu’il est impossible de distinguer une oeuvre de la main de Cranach d’une oeuvre d’un de ses collaborateurs, et c’est particulièrement intéressant à garder en tête quand on regarde les tableaux.

Au delà des nombreuses commandes de portraits et de scènes bibliques, on retrouvera les plus réputées des « studios Cranach » à la fois dans la peinture de la sensualité des nus mythologiques et dans l’illustration de la doctrine de la Réforme et de l’exhortation à la foi. Ces deux thèmes a priori antinomiques (un visiteur s’exclamait que Calvin aurait bien vite brûlé La nymphe de la source, datée d’après 1537, qui illustre cet article !) se mêlent naturellement chez Cranach. A noter également, la série de tableaux évoquant avec force le suicide de Lucrèce.

De l’oeuvre donc essentiellement d’illustration de Cranach on retiendra, outre la sensualité de ses nus pourtant accompagnés de textes invitant à n’y pas céder, une puissante utilisation des contrastes, dans des travaux préliminaires de clair-obscurs aussi bien que dans la couleur, je pense en particulier au martyre de Sainte Catherine. Du point de vue de l’expression donnée aux personnages et de la composition des oeuvres, on remarque une interchangeabilité surprenante des représentations de la femme, qui arbore toujours un regard et un sourire à la fois invitants, rusés et mystérieux, que le tableau représente une dame de cour, une scène biblique, ou Salomé portant la tête coupée de Saint Jean-Baptiste.

L’exposition met en évidence ces dernières remarques, et notamment le mariage de la sensualité et de la foi en les juxtaposant. La sélection d’oeuvres montre aussi des oeuvres de contemporains de Cranach, ce qui permet de bien saisir les différences avec elles, et notamment avec les oeuvres austères et imposantes d’un Dürer.

Je suis d’autant plus enthousiaste qu’il est souvent difficile de rendre attirant l’art du 16e siècle. La présentation est équilibrée entre des textes suffisamment présents mais sans excès, créant des liens entre les oeuvres, la scénographie met en valeur les oeuvres. France 1500 aux Galeries nationales du Grand Palais m’avait un peu fâché avec le 16e siècle, Cranach et son temps au musée du Luxembourg nous réconcilient.

Tarif plein : 11 €. Je n’arrive pas à trouver l’audioguide, si vous le trouvez, laissez le lien en commentaire :-)

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Le Louvre appelle aux dons pour acheter Les Trois Grâces de Cranach

Le propriétaire actuel des trois Grâces de Lucas Cranach, peint en 1531, vend ce tableau considéré comme un chef d’oeuvre de la Renaissance. 75% de la somme a déjà été réunie par le Louvre, et il manque un million d’euros pour acheter le tableau. Le Louvre a créé un site à l’occasion de cet appel aux dons.

Vous pensez peut-être ne pas connaître Lucas Cranach. Détrompez-vous : c’est le tableau de Cranach représentant Adam et Eve qui illustre le générique de la série Desperate Housewives :

Jusqu’au 31 janvier 2011, tout le monde peut contribuer à cette acquisition, qui rejoindrait alors les collections du musée du Louvre. En fonction de la valeur du don, les mécènes auront droit à un traitement privilégié. Le tableau ayant été élevé au rang de trésor national, les dons des entreprises ouvrent droit à une déduction de l’impôt sur les sociétés de 90% du don. Pour les particuliers, les dons sont déductibles de l’impôt sur le revenu à hauteur de 66 %.

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La Fabrique des images, au musée du quai Branly

Du 16 février 2010 au 17 juillet 2011, le musée du quai Branly organise, en partenariat avec le musée du Louvre, La Fabrique des images, une exposition remarquable, un parcours pédagogique enrichissant dans l’histoire de la figuration en même temps qu’une introduction à l’anthropologie.

Je me suis rendu à cette exposition bien plus tard que prévu, il y a seulement quelques jours. Elle est divisée en quatre grandes parties correspondant aux quatre grandes visions du monde qu’on peut trouver dans la figuration humaine de la diversité des espèces terrestres, animaux, plantes humains : le totémisme (continuité morale et continuité physique), le naturalisme (discontinuité morale et continuité physique), l’animisme (continuité morale et discontinuité physique) et l’analogisme (discontinuité morale et discontinuité physique). Cette classification permet de montrer aussi bien des arts premiers que des tableaux du XVIIe siècle, mais aussi et surtout de les associer pour montrer ce qui les relie.

Scénographie exemplaire, contenu riche mais pourtant abordé avec grand plaisir. J’y ai emmené ma famille une heure avant la fermeture, mais je compte y retourner en prenant l’audioguide et facilement trois heures pour consacrer à chaque section le temps qu’elle mérite ! Inutile de dire que je vous la recommande !

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Rubens, Poussin et les peintres du XVIIe siècle, musée Jacquemart-André

Du 24 septembre 2010 au 24 janvier 2011, le musée Jacquemart-André propose cette exposition consacrée à la peinture du XVIIe siècle, et en particulier aux figures emblématiques de Rubens et Poussin. C’est sérieux voire difficile, mais la beauté de l’hôtel et de la collection permanente font tout…

L’exposition propose un parcours en deux parties. D’abord, elle montre l’influence de la peinture flamande (entre autres, celle de Rubens) sur la peinture française du début du XVIIe siècle. Rappelons qu’à cette époque, Saint-Germain-des-Prés était le bourg Saint-Germain, et commençait seulement à avoir une image de centre d’attraction intellectuel…
La deuxième partie de l’exposition présente le classicisme, école française de la seconde moitié du XVIIe siècle marquée par des tableaux chargés de symboles, d’allégories et de références mythologiques et représentée notamment par Poussin, Le Sueur… et qui influença la peinture flamande. La boucle est bouclée.

Revenons sur l’écrin de cette exposition, le musée Jacquemart-André. C’est un véritable ravissement pour de nombreuses raisons. D’abord, l’accès indirect depuis la rue sur la place de cet hôtel particulier en fait un lieu hors de la ville, hors du temps. Je conseille d’arriver au musée au crépuscule. A l’intérieur, on nous fournit gratuitement un audioguide qui permettra aussi bien d’avoir une visite commentée de la collection permanente que de l’exposition temporaire. La visite de cet hôtel meublé et décoré avec goût et passion par Nélie Jacquemart (en passant, un magnifique prénom) et Edouard André donne à la fois l’envie de lire leur biographie (disponible à la boutique du musée) et d’acheter des oeuvres d’art. On a des frissons en imaginant les symphonies et les robes flotter dans le salon de musique…