La note de Carpe Webem : 


Du 14 mars au 15 juillet 2012, le musée Maillol consacre une exposition à la célèbre peintre baroque Artemisia Gentileschi, fille d’Orazio Gentileschi, représentant du caravagisme romain au début du XVIIe siècle.
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Du 14 mars au 15 juillet 2012, le musée Maillol consacre une exposition à la célèbre peintre baroque Artemisia Gentileschi, fille d’Orazio Gentileschi, représentant du caravagisme romain au début du XVIIe siècle.
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Du 21 mars au 16 juillet 2012, le Grand Palais laisse Emmanuelle Héran, directeur scientifique adjoint de la RMN, construire une exposition à thème : celui de l’animal. Un parcours dans l’art animalier de la Renaissance à l’art contemporain.
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Du 13 septembre 2011 au 15 janvier 2012, l’exposition Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde, organisée par le Victoria and Albert Museum de Londres et les Fine Arts Museums de San Francisco en collaboration avec le musée d’Orsay est exposée dans celui-ci. Une exposition qui ne se restreint pas à une seule forme d’art, mais nous offre un instant dans le mode de vie des esthètes de la fin du XIXe siècle.
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Du 30 mai au 1er octobre 2011, le musée de la Poste consacre une rétrospective à l’oeuvre entre installations et peinture de l’artiste allemand Nils-Udo.
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[NDLR : On retourne à Londres, cette fois-ci à la Tate Britain, puisque j'ai l'honneur de recevoir pour la première fois, et certainement pas la dernière, Claire Solery, qui vit à Londres et travaille, si je ne m'abuse, avec ce que le monde de l'art fait de plus grand ! -- Guillaume]
C’est sans doute l’absence apparente de force d’évocation et ma méconnaissance totale du sujet, l’aquarelle – de l’eau, une boîte de couleurs, voilà tout ce que j’en savais- qui a fait que je ne me suis pas précipitée à la Tate Britain pour voir cette exposition, débutée depuis le 16 février déjà et qui s’achève ce dimanche 21 août. Celle-ci présente, étendue sur plus de mille ans, une vision fragmentaire et fort complexe du rôle unique que jouèrent les œuvres peintes à l’aquarelle sur la psyché britannique. Le reste du monde y fait également de remarquables apparitions.
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Du 9 juin au 5 septembre 2011, le musée du Louvre consacre une exposition non pas à un artiste, non pas à une époque, non pas à un thème, mais à un moyen, à un des matériaux de l’artiste qui, s’il est toujours relégué dans une position mineure du cartel, fait souvent partie intégrante du processus de création de l’oeuvre. Une exposition qui bénéficie du soutien de, je vous le donne en mille : Canson.
Puisque c’est aux manières d’user le papier, d’user du papier qu’il est question, l’exposition regroupe les oeuvres selon les manières d’exploiter sa forme, sa couleur, voire de le contraindre ou de le blesser. Exploiter le relief et la couleur du papier remonte ainsi au XIVe siècle, puis cette pratique s’enrichit par la suite de l’assemblage de papiers multiples pour aller jusqu’aux oeuvres composées uniquement de collages. Avec la modernité apparaissent d’une part de nouvelles formes de papier comme le papier calque, inventé par Barthélémy de Canson au XIXe siècle, et d’autre part une plus grande liberté dans l’usage du papier. Désacralisation d’un support auparavant respecté comme noble, qui trouverait son origine dans la production industrielle de papier pour les journaux mais aussi à des fins publicitaires ? Toujourd est-il qu’à partir du XXe siècle, en même temps que le papier pour artistes est commercialisé en tant que tel (notamment par Canson) et affiché, étiqueté comme conçu, qui pour le crayon (papier Ingres), qui pour la craie Conté (papier Michallet), qui pour l’aquarelle, des artistes osent détourner et réutiliser des papiers fortuits, enveloppes, cartes de bibliothèques, articles de journaux et versos en tous genres, ou pire, torturer le papier « officiel » : froissé, déchiré, brûlé, c’est la marque et le souvenir du traitement réservé au support qui fait oeuvre. Très gros coup de coeur pour l’oeuvre de Christian Jaccard, Combustion, mèche noire et traces de brûlures sur Papier Canson II (1989).
« Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’oeil pour trouver les trompe-l’esprit. » — Picasso
L’exposition mêle avec un sens certain de l’à propos des oeuvres classiques et contemporaines dans ce qui constitue un bel apport à la question du rôle des matériaux dans la création, évoquée en particulier par Picasso : « Le but du papier collé était de montrer que des matériaux différents pouvaient entrer en composition, pour devenir dans le tableau une réalité en compétition avec la nature. Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’oeil pour trouver les trompe-l’esprit. »
Du 6 mai au 29 juin 2011, l’Espace Niemeyer (espace d’exposition du siège du Parti Communiste) accueille une exposition de Jacques Benoit consacrée à Brasilia et son architecture. Un choix naturel et qui s’impose, Oscar Niemeyer ayant été l’architecte des principaux bâtiments publics de la nouvelle capitale brésilienne, puis celui du siège du PC.
Les oeuvres de Jacques Benoit surprennent d’abord par leurs couleurs intenses. Tout y est maximal, étudié, symbolique : qualificatifs que l’on pourrait tout autant appliquer aux réalisations architecturales d’Oscar Niemeyer pour la ville de Brasilia, sublimées dans les peintures de Benoit.
Dans la série des Construçao créées dans le cadre des cinquante ans de la ville, Benoit peint des croquis des chantiers de construction des années 60, structures monumentales qui dessinent la forme de la cité nouvelle, comme un programme de civilisation. Des grands formats esquissés, sans figures humaines, des desseins en devenir. Mais la plupart des oeuvres de Jacques Benoit sont des interprétations des constructions où des figures humaines elles aussi maximales, idéalisées, symboliques sont présentes. Partant de l’émotion évoquée par la forme du bâtiment, Benoit les met en scène dans un état de nature et d’harmonie, de communion parfaite avec l’architecture.
Une harmonie pourtant sans douceur, qui se décline selon les réalisations en représentations du combat, de l’espoir, de la foi peut-être, en l’humanité sûrement, dans ses rythmes masculins et féminins qui sont aussi sujet d’étude, dans l’ensemble Ritmo & Sensualidade.
Je vous recommande le déplacement pour cette exposition (gratuite) qui trouve son emplacement idéal dans l’espace Niemeyer lui aussi surprenant et méritant le détour. A voir si vous le pouvez, le dôme de la salle de conférence qui s’ouvre au sous-sol pour dépasser à l’extérieur.
Espace Niemeyer
2 place Colonel Fabien
75019 Paris
Merci à Charles pour son invitation et pour son animation qui rend facile l’échange avec l’artiste !