Peinture Archive

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Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde, ou le culte de la Beauté, au musée d’Orsay

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 13 septembre 2011 au 15 janvier 2012, l’exposition Beauté, morale et volupté dans l’Angleterre d’Oscar Wilde, organisée par le Victoria and Albert Museum de Londres et les Fine Arts Museums de San Francisco en collaboration avec le musée d’Orsay est exposée dans celui-ci. Une exposition qui ne se restreint pas à une seule forme d’art, mais nous offre un instant dans le mode de vie des esthètes de la fin du XIXe siècle.

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Nature, rétrospective Nils-Udo au musée de la Poste

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 30 mai au 1er octobre 2011, le musée de la Poste consacre une rétrospective à l’oeuvre entre installations et peinture de l’artiste allemand Nils-Udo.

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« Watercolour » : Medium universel cherche regard singulier, à la Tate Britain

La note de Carpe Webem : ★★½

[NDLR : On retourne à Londres, cette fois-ci à la Tate Britain, puisque j'ai l'honneur de recevoir pour la première fois, et certainement pas la dernière, Claire Solery, qui vit à Londres et travaille, si je ne m'abuse, avec ce que le monde de l'art fait de plus grand ! -- Guillaume]

C’est sans doute l’absence apparente de force d’évocation et ma méconnaissance totale du sujet, l’aquarelle – de l’eau, une boîte de couleurs, voilà tout ce que j’en savais-  qui a fait que je ne me suis pas précipitée à la Tate Britain pour voir cette exposition, débutée depuis le 16 février déjà et qui s’achève ce dimanche 21 août. Celle-ci présente, étendue sur plus de mille ans, une vision fragmentaire et fort complexe du rôle unique que jouèrent les œuvres peintes à l’aquarelle sur la psyché britannique. Le reste du monde y fait également de remarquables apparitions.

John Dunstall: A Pollard Oak near West Hampnett Place, Chichester, c 1660 British Museum

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Le papier à l’oeuvre, au musée du Louvre

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 9 juin au 5 septembre 2011, le musée du Louvre consacre une exposition non pas à un artiste, non pas à une époque, non pas à un thème, mais à un moyen, à un des matériaux de l’artiste qui, s’il est toujours relégué dans une position mineure du cartel, fait souvent partie intégrante du processus de création de l’oeuvre. Une exposition qui bénéficie du soutien de, je vous le donne en mille : Canson.

Puisque c’est aux manières d’user le papier, d’user du papier qu’il est question, l’exposition regroupe les oeuvres selon les manières d’exploiter sa forme, sa couleur, voire de le contraindre ou de le blesser. Exploiter le relief et la couleur du papier remonte ainsi au XIVe siècle, puis cette pratique s’enrichit par la suite de l’assemblage de papiers multiples pour aller jusqu’aux oeuvres composées uniquement de collages. Avec la modernité apparaissent d’une part de nouvelles formes de papier comme le papier calque, inventé par Barthélémy de Canson au XIXe siècle, et d’autre part une plus grande liberté dans l’usage du papier. Désacralisation d’un support auparavant respecté comme noble, qui trouverait son origine dans la production industrielle de papier pour les journaux mais aussi à des fins publicitaires ? Toujourd est-il qu’à partir du XXe siècle, en même temps que le papier pour artistes est commercialisé en tant que tel (notamment par Canson) et affiché, étiqueté comme conçu, qui pour le crayon (papier Ingres), qui pour la craie Conté (papier Michallet), qui pour l’aquarelle, des artistes osent détourner et réutiliser des papiers fortuits, enveloppes, cartes de bibliothèques, articles de journaux et versos en tous genres, ou pire, torturer le papier « officiel » : froissé, déchiré, brûlé, c’est la marque et le souvenir du traitement réservé au support qui fait oeuvre. Très gros coup de coeur pour l’oeuvre de Christian Jaccard, Combustion, mèche noire et traces de brûlures sur Papier Canson II (1989).

« Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’oeil pour trouver les trompe-l’esprit. » — Picasso

L’exposition mêle avec un sens certain de l’à propos des oeuvres classiques et contemporaines dans ce qui constitue un bel apport à la question du rôle des matériaux dans la création, évoquée en particulier par Picasso : « Le but du papier collé était de montrer que des matériaux différents pouvaient entrer en composition, pour devenir dans le tableau une réalité en compétition avec la nature. Nous avons essayé de nous débarrasser du trompe-l’oeil pour trouver les trompe-l’esprit. »

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Brasília de Jacques Benoit à l’espace Niemeyer

Du 6 mai au 29 juin 2011, l’Espace Niemeyer (espace d’exposition du siège du Parti Communiste) accueille une exposition de Jacques Benoit consacrée à Brasilia et son architecture. Un choix naturel et qui s’impose, Oscar Niemeyer ayant été l’architecte des principaux bâtiments publics de la nouvelle capitale brésilienne, puis celui du siège du PC.

Les oeuvres de Jacques Benoit surprennent d’abord par leurs couleurs intenses. Tout y est maximal, étudié, symbolique : qualificatifs que l’on pourrait tout autant appliquer aux réalisations architecturales d’Oscar Niemeyer pour la ville de Brasilia, sublimées dans les peintures de Benoit.

Dans la série des Construçao créées dans le cadre des cinquante ans de la ville, Benoit peint des croquis des chantiers de construction des années 60, structures monumentales qui dessinent la forme de la cité nouvelle, comme un programme de civilisation. Des grands formats esquissés, sans figures humaines, des desseins en devenir. Mais la plupart des oeuvres de Jacques Benoit sont des interprétations des constructions où des figures humaines elles aussi maximales, idéalisées, symboliques sont présentes. Partant de l’émotion évoquée par la forme du bâtiment, Benoit les met en scène dans un état de nature et d’harmonie, de communion parfaite avec l’architecture.

Une harmonie pourtant sans douceur, qui se décline selon les réalisations en représentations du combat, de l’espoir, de la foi peut-être, en l’humanité sûrement, dans ses rythmes masculins et féminins qui sont aussi sujet d’étude, dans l’ensemble Ritmo & Sensualidade.

Je vous recommande le déplacement pour cette exposition (gratuite) qui trouve son emplacement idéal dans l’espace Niemeyer lui aussi surprenant et méritant le détour. A voir si vous le pouvez, le dôme de la salle de conférence qui s’ouvre au sous-sol pour dépasser à l’extérieur.

Espace Niemeyer
2 place Colonel Fabien
75019 Paris

Merci à Charles pour son invitation et pour son animation qui rend facile l’échange avec l’artiste !

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Concours : 10×2 billets coupe-file à gagner pour Paris au temps des impressionnistes à l’Hôtel de Ville de Paris

J’ai beaucoup aimé l’exposition Paris au temps des impressionnistes à l’Hôtel de Ville de Paris. Comme Paris aime bien Carpe Webem, et que Carpe Webem aime bien ses lecteurs, nous vous faisons gagner 10 paires de billets coupe-file pour vous éviter l’attente.

G. Caillebotte - Vue de toits, effet de neige

Si vous avez visité les précédentes expositions présentées à l’Hôtel de Ville de Paris, vous savez qu’elles sont gratuites et qu’elles ont beaucoup, beaucoup de succès. Et donc, qu’il y a beaucoup, beaucoup de monde : compter entre une et deux heures d’attente le samedi, par exemple. Mais vous ne serez pas déçus.

Pour vous faciliter la visite et vous permettre d’y aller avec votre petit(e)-ami(e), votre conjoint(e), votre cousin(e) ou votre n+1, en passant devant tout le monde, Paris et votre serviteur vous faisons gagner des billets coupe-file :

  • 5 paires de billets sont à gagner ici-même, en se manifestant dans un commentaire sur ce billet,
  • 5 autres paires de billets sont à gagner sur la page Facebook de Carpe Webem, en se manifestant dans un commentaire à la publication concernant ce concours.

Vous pouvez (et vous devriez pour doubler vos chances) jouer des deux côtés, mais vous ne gagnerez bien sûr qu’une seule fois, il faut laisser des places pour les autres !

Attention : Le concours se terminera dimanche 8 mai, à 20h ! Les gagnants seront tirés au sort grâce à Random.org peu de temps après.

Edit : Random.org a tranché !

Céline, phenicia, AxelArwak, Flore et iwona46, envoyez à contact@carpewebem.fr un e-mail avec vos nom et prénom !

Petite Parisienne, ControlTower GardeduCoeur, Tania Duclos, Anaïs Biernat et Ladislas Kalita, même si pour la plupart j’ai, on dirait, vos nom et prénom, envoyez moi un e-mail à contact@carpewebem.fr (avec vos nom et prénom quand même !)

Il est important de m’envoyer un e-mail pour que je puisse vous donner les informations pour récupérer vos coupe-file !

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Paris au temps des impressionnistes, a l’Hôtel de Ville

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 12 avril au 30 juillet 2011, alors qu’une partie des collections permanentes du musée d’Orsay ne peut être présentée pour cause de travaux de rénovation, une sélection de celles-ci reste visible gratuitement grâce à cette exposition à l’Hôtel de Ville. Un parcours dans le Paris de la fin XIXe – début XXe peint par les impressionnistes, qui ravira les parisiens, les amoureux de Paris, et les passionnés de cette riche période de notre histoire littéraire et artistique.

Un Paris redessiné et reconstruit

La première partie de l’exposition, en mezzanine, montre les effets de la grande transformation de Paris entreprise sous l’impulsion de Napoléon III assisté du préfet de la Seine, le baron Eugène Haussmann, entre 1852 et 1870 : démolition de taudis, découpage de Paris en 20 arrondissements avec mairies, écoles et églises, création d’un réseau de voies, grands axes, places, boulevards, avenues, autour du percement de deux larges axes Nord-Sud (le boulevard de Sébastopol continué rive gauche par le boulevard Saint-Michel) et Ouest-Est (la rue de Rivoli).

G. Caillebotte - Vue de toits, effet de neige

On fait appel lors de concours aux compétences des meilleurs architectes pour la construction ou la reconstruction de théâtres, de l’Opéra (qui prendra le nom de son architecte Charles Garnier), de l’Hôtel de Ville. A noter puisque son actualité est récente, la présence de dessins pour le projet du théâtre de la Gaîté, construit en 1862-64. Autour de ces lieux publics se construit entre 1831 et 1900 une extraordinaire quantité d’immeubles, dont l’architecture est sévèrement réglementée par la loi de 1859.

Les peintres de la vie moderne

Avec le renouveau de l’architecture de la ville vient le renouveau de sa peinture. Manet, Degas, Monet, Renoir, Caillebotte, Pissarro, peignent la ville, la poésie urbaine, l’esprit des rues, celui qui danse dans les bals, qui fréquente opéras et théâtres, s’amuse au cirque, joue aux courses. Esprit des cafés et de la déambulation élégante qui culmine dans la figure du dandy, présentée dans un texte d’une rare pertinence (qui en est l’auteur ?) à côté d’un portrait de Robert de Montesquiou par Giovanni Boldini. Des représentations du plaisir et du raffinement qui prennent d’autant plus de valeur que la suite de l’exposition nous rappelle qu’elles se vivent malgré des menaces, celles de la guerre de 1870 puis des attentats des années 1892-94. L’exposition m’invite à définir le dandysme comme l’art de vivre élégamment dans une tragédie, et aussi à continuer de privilégier l’écriture des billets de ce blog à la plume, dans un carnet, au fil de mes balades dans les rues de Paris, en parfait accord j’en suis certain avec ce qu’en dirait le plus flamboyant des représentants vivants du dandysme, le comte Massimiliano Mocchia Di Coggiola, qui lit peut-être ces lignes !

Giovanni Boldini - Portrait de Robert de Montesquiou

Paris au temps des impressionnistes plaît beaucoup et les visiteurs sont présents en nombre pour cette exposition riche et pourtant gratuite, qui nous fait mieux connaître et donc encore plus apprécier notre ville où toute balade est aussi un voyage dans le temps et dans l’art. Je m’emporte ! Un grand merci à Marine Baptiste de la Ville de Paris qui m’a facilité l’entrée à l’Hôtel de Ville, à bientôt !