Histoire Archive

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Fichés ? au musée des Archives Nationales

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 28 septembre au 27 décembre 2011, le musée des Archives Nationales exploite une quantité remarquable de documents qui retracent l’histoire de la photographie et de l’identification depuis le Second Empire et jusqu’aux années 1960. Une exposition instructive… voire vertigineuse.

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Pompéi, un art de vivre, au musée Maillol

La note de Carpe Webem : ★☆☆

Du 21 septembre 2011 au 12 février 2012, le musée Maillol propose un parcours dans l’art de vivre pompéien : un peu d’Histoire mais surtout des arts décoratifs. On aurait voulu en apprendre plus, si ce n’est sur l’art de vivre en ses représentations matérielles, sur le mode de vie qui le conditionne, sur la société dans laquelle il se déploie.

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L’épée, usages, mythes et symboles : le point de vue du médiéviste

La note de Carpe Webem : ★★½

[NDLR : J'ai l'honneur d'accueillir aujourd'hui, pour parler de l'exposition du musée national du Moyen-Age, rien moins qu'un médiéviste de renom, féru d'histoire postale et muséogeek averti, Laurent Albaret ! -- Guillaume]

On en a beaucoup parlé sur les réseaux sociaux, les sites et blogs de museogeeks depuis son ouverture – et même avant son vernissage – dont le carton d’invitation était des plus classieux. Cette nouvelle exposition du Musée national du Moyen Âge, le musée de Cluny pour les intimes, promettait monts et merveilles autour de l’épée, « usages, mythes et symboles ». De l’objet « emblématique du Moyen Âge » à l’objet relativement commun dans ces siècles trop souvent caricaturés, l’épée devait attirer tous les regards. Et ce fut le cas. Étonnamment d’ailleurs, je n’ai pas trouvé trace d’une exposition sur ce sujet sur les dernières décennies. Un oubli désormais réparé.

Si le commissaire de l’exposition, Michel Huynh, est un personnage que l’on écoute avec un grand plaisir, l’épée qu’il a voulu (re)présenter dans les trois axes rappelés dans le titre de l’exposition est un objet que l’on regarde avec une grande curiosité.. farcie d’idées fausses. Idéalement installée dans le frigidarium des thermes de Cluny, l’exposition, qui rassemble quelque 120 pièces, met bien évidemment en valeur, dans une scénographie sobre et efficace, la dimension de la légende liée à l’épée, le mythe qui entoure l’objet, mais également sa place symbolique dans le pouvoir, offensive ou défensive dans le combat ou plus simplement décorative dans la cérémonie. On passera sur les épées exceptionnelles – de Durandal, l’épée de Roland de Roncevaux à celle du Cid, en passant par la Joyeuse de Charlemagne – pour retenir deux aspects de l’exposition : la volonté d’éducation populaire, de mouvement et une touche de légèreté posée sur un sujet délicat.

Le ton est donné dès les premières vitrines, avec une présentation typologique de l’épée, présentation austère, mais utile. Peu de choses concernant sa fabrication propre à travers les siècles, mais l’approche technique est là, avec des modèles des plus variés par leur forme, des décors des plus simples ou plus riches, techniques couvrant les quelques dix siècles du Moyen Âge, voire au-delà.

L’épée du combattant – en l’occurrence souvent celle du chevalier – domine manifestement le propos. Arme de guerre, mais arme que l’on enseigne ; le court film sur l’apprentissage du maniement de l’épée dans le combat rapproché est d’ailleurs très instructif. Quant à la possibilité de prendre une épée en main pour en appréhender le poids, voire le maniement, l’idée est lumineuse et bat en brèche les idées reçues. Mais quand la guerre se tait, l’épée devient symbole de pouvoir, figure littéraire ou objet de légende comme Excalibur. Sa représentation dans les livres, l’orfèvrerie, sur les coffres ou les objets religieux – les épées des saints sont aussi à l’honneur – reste une partie originale. Étonnamment, le propos de l’exposition dépasse parfois la période médiévale et l’on découvre l’épée dans le combat pour l’honneur au XXe siècle, dans l’apparat sous le IIIe Reich avec une épée de Luftwaffe, ou dans la symbolique avec la très belle épée de l’académicien orientaliste Jean-Pierre Mahé. Une vision large, proposée simplement, par de (trop) petits cartels sans prétention – parfois difficilement déchiffrables et souvent dans le désordre – qui font fi de l’érudition ou de l’académisme.

La légèreté se découvre également au détour des vitrines de l’exposition. Un extrait de la série médiévale Kaamelott autour du roi Arthur avec l’épisode de l’adoubement – les petits films parsèment l’exposition –, le combat hilarant entre Arthur et le chevalier noir des Monthy Python dans Sacré Graal, des épées médiévales d’enfants ou celle d’un… Playmobil, présentée le plus sérieusement du monde avec son cartel, font sourire le visiteur.

Bien que le parcours soit parfois hésitant – les thématiques ne sont pas clairement définies –, le visiteur déambule sans s’en soucier, de vitrines en vitrines. Et il y prend grand plaisir. Il vous reste donc un petit mois pour profiter de cette exposition et de ses animations (la liste est proposée sur le site internet du Musée national du Moyen Âge). C’est largement suffisant pour découvrir cet ensemble remarquable dans une scénographie séduisante, encensé à juste titre par plusieurs spécialistes du Moyen Âge. Pour ma part, j’y retournerai.

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Le XVIIIe au goût du jour, au Château de Versailles

La note de Carpe Webem : ★★★

[NDLR : Aujourd'hui, j'ai encore l'honneur d'accueillir une invitée ! C'est Mériam Ben Sassi, qui travaille pour la cellule multimédia du Musée de la Marine et se penche sur son blog Museonet 2.0 sur l'analyse des médias sociaux pour la culture. Nous avons visité ensemble l'exposition du Grand Trianon et vous livrons nos impressions. -- Guillaume]

Du 8 juillet au 9 octobre 2011, le Château de Versailles, en collaboration avec le musée Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, met face à face les costumes du XVIIIe siècle et les créations de couturiers contemporains qu’ils ont inspirées, dans l’écrin du Grand Trianon. La rencontre du classique et du contemporain comme on l’aime.

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La publicité recycle l’Histoire, aux Arts Décoratifs

La note de Carpe Webem : ½☆☆

Du 16 juin au 28 août 2011, le département de la publicité du musée des Arts Décoratifs (qui n’est semble-t-il pas le mieux doté financièrement) propose l’exposition La publicité recycle l’Histoire, qui interroge l’utilisation des références historiques dans la publicité. Presque une bonne idée sur le papier, un ratage presque total dans l’exposition.

Les conditions de diffusion des visuels ne me permettent pas d'inclure suffisamment librement une illustration dans cet article.

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Le musée de la franc-maçonnerie

Le musée de la franc-maçonnerie, au coeur du Grand Orient de France, retrace l’histoire de cette organisation, de ses origines à aujourd’hui. Outre la présentation des concepts et de l’esthétique propres à la franc-maçonnerie, on apprend quelle fut son importance dans l’histoire de France. J’ai eu la chance d’assister à une visite guidée par Pierre Mollier, directeur de la bibliothèque, des archives et du musée du Grand Orient de France.

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Georges Pompidou 1911 – 2011, aux Archives nationales

Du 15 juin au 29 août 2011 et dans le cadre du centenaire de Georges Pompidou, les Archives nationales proposent un parcours à la découverte de la vie de l’ancien président, à travers les archives qui la retracent, de la classe préparatoire au Lycée Louis-le-Grand aux lettres échangées avec les dirigeants des autres puissances.

Georges Pompidou est un brillant lycéen et étudiant : reçu à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et major de l’agrégation de littérature, il devient ensuite professeur, d’abord au lycée Saint-Charles de Marseille, puis au lycée Henri IV où il enseigne en hypokhâgne… avant d’accéder à de plus hautes responsabilités : il obtient à la Libération le poste de chargé de mission pour l’Éducation nationale au Cabinet du général de Gaulle, qui cherche un « agrégé sachant écrire ». J’ai un reproche à faire à l’exposition sur cette transition du statut de professeur à celui de chargé de mission. Je n’ai vu ni archive, ni texte expliquant cette étape fondatrice de la carrière de Georges Pompidou ! En fait, Wikipedia me dit que ce poste est obtenu « par le biais d’amis gaullistes ».

Quelques années plus tard, fin 1958, le général de Gaulle prend le pouvoir en tant que président de la République. Directeur de cabinet du général puis nommé au Conseil constitutionnel, il devient Premier ministre en 1962 et le restera jusqu’en 1968 : la crise de mai est la source de tensions entre de Gaulle et Pompidou, qui aboutiront à sa démission. Un an plus tard, le général ayant quitté le pouvoir suite au désaveu du référendum d’avril 1969, une nouvelle élection présidentielle est organisée, remportée par Georges Pompidou qui gouverne jusqu’en 1974. Parmi ses mesures, ici on retiendra en particulier la création du centre d’art contemporain qui porte son nom, le 15 décembre 1969.

L’exposition n’occupe qu’une salle, et tente archives manuscrites à l’appui de montrer la part de l’humain avec son lot d’opinions personnelles et de doutes, dans la mécanique broyeuse de l’appareil politique. La scénographie ne recèle pas de surprises, mais les admirateurs de l’intellectuel devenu homme d’Etat apprécieront.