Art contemporain Archive

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Danser sa vie, au Centre Pompidou

La note de Carpe Webem : ★★½

Du 23 novembre 2011 au 2 avril 2012, le Centre Pompidou retrace l’histoire conjuguée de l’art et de la danse depuis le début du XXe siècle, avènement à la fois de l’art et de la danse modernes.

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Le Musée monde de J.M.G. Le Clézio, au musée du Louvre

La note de Carpe Webem : ★★½

Du 5 Novembre 2011 au 6 Février 2012, le musée du Louvre laisse carte blanche au prix Nobel de littérature Jean-Marie Gustave Le Clézio. Dans un petit espace, celui de la salle de la Chapelle, il délivre un message apte à faire vaciller les pré-conceptions les mieux acceptées du monde dit développé, au coeur même d’une de ses institutions les plus célèbres. Magistral.

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Jesper Just, « This unknown spectacle » au Mac/Val

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 22 octobre 2011 au 5 février 2012, le Mac/Val montre l’installation vidéo This nameless spectacle de l’artiste danois Jesper Just, accompagnée de cinq autres vidéos tournées depuis 2004 et qui éclairent l’oeuvre de cet artiste. Chacun d’eux est un court-métrage sans scenario prémédité ni dialogues qui orienteraient le spectateur dans les affects qu’il ressent à la réception de ces intenses faisceaux de signification.

A voyage in dwelling, Jesper Just, 2008. Super 16mm reporté sur Blu-ray, 11’11. Courtesy Galerie Perrotin, Paris. © Jesper Just, 2008.

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L’Elysées Mermoz et Art Ensuite, des hôtels qui soutiennent les jeunes créateurs : bravo !

Nous vous parlons beaucoup ici des expositions dans les musées, mais peu de l’art tel qu’il est en train de se faire : on pense souvent à ce qui se passe de l’inspiration de l’artiste à la création d’une oeuvre, on pense moins à ce qui commence ensuite. Pour l’artiste, il s’agit alors de faire connaître son oeuvre, de la faire exposer, puis de vendre. Au cours de ce cheminement il peut rencontrer de nombreuses difficultés : entrer dans le circuit officiel de l’art est un long périple, et ce sont souvent des contacts et de belles opportunités qui lui permettront d’avancer !

Pourquoi m’intéresser aujourd’hui à ce sujet mal connu des visiteurs d’expositions ? Parce que j’ai rencontré récemment Olivier Breuil, le directeur de l’hôtel Elysées Mermoz, un charmant 4 étoiles près des Champs Elysées. Il a voulu, lors de travaux de transformation en 2010, faire de ce lieu privilégié un espace propice pour montrer et soutenir des artistes prometteurs, que leurs recherches soient en peinture, sculpture, photographie, vidéo, …

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Grayson Perry, The Tomb of the Unknown Craftsman, British Museum (English version at the end)

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 6 octobre 2011 au 19 février 2012, une des institutions les plus réputées au monde donne carte blanche à un atypique lauréat du Turner Prize, qui a passé deux ans dans les caves du musée à sélectionner les objets et artefacts archéologiques propres à éclairer sa production artistique. Si votre billet pour Londres est déjà acheté, courez-y. Sinon, mon conseil serait d’investir.

 

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Indian Highway IV, au musée d’art contemporain de Lyon

La note de Carpe Webem : ★★★

Certes, cette exposition est terminée (elle avait lieu du 24 février au 31 juillet 2011), mais je voulais quand même publier ma chronique pour archive, parce que cette quatrième étape d’Indian Highway répond à l’exposition Paris-Delhi-Bombay proposée en ce moment au Centre Pompidou, et aussi parce qu’il m’arrive rarement de voir des expositions hors de l’Ile de France.

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Paris – Delhi – Bombay…, au Centre Pompidou

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 25 mai au 19 septembre 2011, le Centre Pompidou invite près de 50 artistes français et indiens dans le but d’ouvrir un dialogue sur l’Inde d’aujourd’hui. Plus des deux tiers des artistes ont créé une oeuvre spécifique pour cette exposition/correspondance qui s’articule en six thèmes de civilisation. La discussion démarre-t-elle ?

En entrant dans l’exposition (je ne parle pas de l’oeuvre d’ORLAN qui orne l’entrée… j’aime bien ce qu’elle a fait au XXe siècle), deux oeuvres monumentales entrent dans notre champ de vision et annoncent le thème par un contraste saisissant : au fond, la tête sculptée de femme indienne de Ravinder Reddy et son évocation de la culture indienne traditionnelle ; à gauche, le mur de matériel informatique abandonné de Krishnaraj Chonat qui, lui, évoque le poids économique de l’Inde d’aujourd’hui, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies… et l’empreinte que ce poids ne manque pas d’imprimer.

L’exposition est ensuite divisée en six sections qui adressent la situation de l’Inde contemporaine : politique, urbanisme et environnement, religion, foyer, identité, artisanat. Elles rayonnent autour d’un espace central qui donne des repères historiques et géographiques pour découvrir ou mieux comprendre la société indienne. Une organisation intéressante de l’exposition qui utilise des pictogrammes pour repérer les différents espaces. On regrettera toutefois, dans l’espace central, l’emploi d’une écriture grise sur un fond orange vif qui rend la lecture assez vite pénible.

Un mot sur la thématique et les objectifs de l’exposition, avant de parler des oeuvres exposées. J’avais une crainte a priori en imaginant une exposition qui vise à m’instruire sur un sujet, ici civilisationnel, en usant d’oeuvres d’art de commande. Qu’on m’entretienne d’un sujet historique avec des archives, c’est normal. L’art comme média, ça continue de me gêner… Je ne vais pas élaborer ici sur le statut des oeuvres de commande, je ne suis pas forcément contre. Mais si je suis persuadé que le génie dans le travail du commissaire d’exposition c’est de mettre en lumière des tensions et un dialogue entre des artistes et/ou des oeuvres, je ne crois pas que ce dialogue puisse être placé comme objectif avant même la réalisation des oeuvres.

Mais voyons ce qu’il en est, passons aux sections de l’exposition. Dans Politique, je note l’oeuvre de Sunil Gawde, une guirlande de fleurs qui aurait toute l’apparence de la douceur et de la convivialité si elle n’était pas faite d’autant de lames de rasoir qu’elle semble compter de pétales : évocation d’assassinats de personnalités politiques indiennes sous couvert de fêtes et de cadeaux. Dans la section Urbanisme et environnement, Hema Upadhyay renverse, verticalise, maquettise pour mettre sous nos yeux et autour de nous une représentation du bidonville de Dharavi à Bombay, qu’on ne peut pas, plus feindre de ne pas avoir vu. Notez que je n’ai pas encore parlé d’artistes français, qui me semblent rares à toucher juste. Dans la section Religion, ils s’en sont pourtant donné à coeur joie avec des Pierre & Gilles qui foncent joyeusement dans le cliché chatoyant, et un Loris Gréaud hélas un peu hors sujet. Si, Philippe Ramette signe une très, très belle oeuvre. Dans la section Foyer, le célèbre Subodh Gupta laisse une installation gigantesque et qui marque. Des autres oeuvres, on attendrait un peu plus, du coup. J’ai aimé, dans la section Identité, la collaboration entre Pushpamala N. et le studio Harcourt : ils placent la rencontre à l’origine de l’oeuvre plutôt qu’au moment de l’exposition, c’est sûrement une bonne piste pour aborder la question posée. Enfin, dans la section Artisanat, Jean-Michel Othoniel m’incite à repenser mon jugement sur la pertinence des artistes français et sur la possibilité d’une rencontre préméditée, en proposant une sculpture-instrument envoûtante, à la fois parfaitement intégrée dans les oeuvres indiennes et définitivement… Othonielienne. Bravo.