À propos
Carpe Webem
Carpe Webem existe depuis le mois de mars 2007, et a subi depuis lors divers changements de design et de pseudo ligne éditoriale. J’ai traversé une longue période de doute quant à, entre autres, la possibilité des blogs, celle de ce blog, celle de ses lecteurs. Depuis le début de l’année 2009, beaucoup de choses ont changé, et j’ai trouvé le lien entre tous ces articles, le lien qui permet de répondre à la question fatale : « De quoi parle votre blog ? »
Ce lien, depuis le début, est dans ce nom, Carpe Webem. Les plus vifs auront rapidement compris l’allusion au Carpe Diem d’Horace :
Tu ne quaesieris, scire nefas, quem mihi, quem tibi
finem di dederint, Leuconoe, nec Babylonios
temptaris numeros. ut melius, quidquid erit, pati.
seu pluris hiemes seu tribuit Iuppiter ultimam,
quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare
Tyrrhenum: sapias, vina liques et spatio brevi
spem longam reseces. dum loquimur, fugerit invida
aetas: carpe diem quam minimum credula postero.
Qui se lit, en français d’avant les SMS et la réforme de l’orthographe :
Tremble, Leuconoé, de chercher à connaître
L’heure de notre mort; fuis les calculs pervers
De Babylone. À tout il vaut mieux se soumettre
Que Jovis te concède encor d’autres hivers,
Qu’il les borne au présent, dont mugit l’onde étrusque,
Sois sage, emplis ta cave, et d’un si court chemin
Ôte le long espoir. Je parle, et le temps brusque
S’enfuit. Cueille le jour, sans croire au lendemain.
Le lien communément invisible entre les thèmes hétéroclites abordés ici est double : outre le fait que Carpe Webem représente ma personnalité dont j’espère encore définir les contours, toutes les rencontres, tous les lieux, tous les objets, sont rendus possibles, visitables, ou du moins accessibles, en tout cas instantanés, grâce au web. Le Carpe Webem n’est donc pas à comprendre comme une injonction à s’enfermer dans une contemplation d’une activité extérieure par le biais d’un petit écran, mais bien comme l’ouverture, les ponts, le réseau, la toile vers des possibles. Et le Carpe Diem n’est pas là par hasard. On ne sait pas de quoi demain sera fait, mais on se doute tous indistinctement que l’action conjuguée de la pollution et des autres folies de l’humain dans ses basses intentions ne nous mènent pas vers des lendemains qui chantent. Il est donc urgent de vivre l’immédiat et de ne pas mépriser la frivolité, qui pourrait bien être beaucoup plus le signe de la profondeur que celui de la superficialité.
Le chapeau haut de fou
Quelle meilleure conclusion pour présenter le chapeau haut de fou, qui symbolise cette dualité nécessaire, celle du sage et du fou ?

Que penser de celui qui toujours est sérieux, gris, taciturne ? Mais que penser de l’éternel déraisonnable, de l’inconstant pathologique ? Rien de mieux… Pour marcher il faut deux jambes.
L’auteur
Je vis à Vincennes, je suis scientifique de formation, geek de profession, amoureux du XIXème siècle et du dandysme. Pour le reste du portrait, je vous laisse visiter les articles de Carpe Webem… Si vous êtes comme moi, vous aimez mettre un visage sur une personne, voici pour vous :

Vous pouvez me contacter par e-mail à : contact@carpewebem.fr.
