La note de Carpe Webem : 


Du 23 novembre 2011 au 2 avril 2012, le Centre Pompidou retrace l’histoire conjuguée de l’art et de la danse depuis le début du XXe siècle, avènement à la fois de l’art et de la danse modernes.
La note de Carpe Webem : 


Du 23 novembre 2011 au 2 avril 2012, le Centre Pompidou retrace l’histoire conjuguée de l’art et de la danse depuis le début du XXe siècle, avènement à la fois de l’art et de la danse modernes.
L’opération « dis-moi dix mots » est organisée par le Ministère de la Culture et de la Communication avec ses partenaires francophones (la Belgique, la Suisse, le Québec et l’Organisation internationale de la Francophonie). Cette année, pour le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, c’est sur le thème de l’intime et de l’expression personnelle que se décline l’opération : « Dis-moi dix mots qui te racontent ».
Ce sont ces mots et tout ce qu’ils portent qui animeront la Semaine de la langue française et de la Francophonie 2012 qui se tiendra du 17 au 25 mars. En attendant, pendant dix semaines, sur le site Dis-moi dix mots qui te racontent, on lira des mots d’écoliers, des mots d’internautes, des mots d’auteurs. Mais aussi, des blogueurs : sur le site Dix mots, dix blogueurs, avec mes neuf consoeurs et confrères nous publierons chaque semaine un billet sur ce que signifie chacun de ces mots pour nous.
La liste des dix mots ? Âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.
J’ai reçu l’invitation à participer il y a quelques temps : c’est un peu différent de ce que j’ai l’habitude d’écrire ici, mais ça tombait très, très bien. Peu de temps avant, je m’étais aperçu que dans ce travail d’écriture qui n’est pas toujours facile, partir de l’exercice de la définition est souvent payant, et une définition en entraînant une autre, emmène parfois même très loin. Donc dix mots, c’est une très belle occasion de se lancer dans ce projet au cours duquel je n’aurai pas d’expositions sur lesquelles m’appuyer.
Je crois bien que c’est demain que je publierai mon premier texte. On m’a dit que je pouvais choisir dans quel ordre je les publiais, mais l’arbitraire de l’ordre alphabétique en valant bien un autre, je vais commencer par « âme ».
A très vite !
Nouvelle information (10/01), le musée d’Orsay n’aurait pas été prévenu :
On connaît mes nombreuses prises de position, que certains jugent conservatrices, sur les nouvelles manières de penser l’expérience muséale. Je me suis souvent élevé contre la hochettisation de la culture, contre le discrédit qu’entraînent pour les oeuvres certains types de médiation qui sous-estiment trop la capacité des publics à faire des efforts. J’ai aussi souvent condamné la récupération, le détournement par des marques de notre patrimoine culturel.
Pour être cohérent avec toutes ces prises de position, je devrais m’indigner. Mais là !
Là, j’avoue que, visitant plus d’une centaine d’expositions par an et étant confronté à tant de visiteurs qui, au mieux se complaisent dans une ridicule érudition sans vie, souvent se croient investis d’un devoir particulier d’empêcher toute visite qui serait plus vivante que la leur (oui, parfois avec ceux qui m’accompagnent, nous avons des échanges passionnés dans les couloirs des musées, et au lieu de nous rejoindre dans nos débats ces tristes sires nous intiment le silence), et au pire ne ressentent visiblement aucune gêne à vous pousser pour mieux contempler seuls les oeuvres, bref, je vous avoue que la course apeurée au premier plan à 00:32 et la clameur, le grondement primal des publics habituels à 00:46 m’ont bien fait rire.
Je présente toutes mes excuses à mon moi rigoureux, élitiste, voire réactionnaire, pour cet article léger.
Les confrères blogosphériques ont vite levé les boucliers :
La note de Carpe Webem : 


Du 15 décembre 2011 au 28 janvier 2012, la galerie Art District expose 5 photos de chacun des 5 photographes finalistes du premier concours du Royal Monceau pour la photographie. Et sans plus attendre, je vous révèle le nom de la lauréate de ce concours : c’est Cerise Doucède, qui pour sa série Égarements a gagné une belle somme et une commande pour enrichir la collection de l’hôtel.
Un peu par hasard en sortant de la visite de collections flamandes, je suis tombé sur l’affiche de ce film, sorti en salles la veille. Sans vraiment prendre le temps de chercher à savoir ce que c’était, je me suis dit que la coïncidence était intéressante et je suis entré. Dans le cinéma, et dans le tableau.
Carpe Webem reprend pour une nouvelle année que je vous souhaite excellente ! On commence dès ce premier jour de l’année par une sélection d’expositions qui ont attiré mon oeil pour le mois de janvier. N’hésitez pas à signaler en commentaire d’autres expositions à ne pas rater et qui commencent pendant ce mois !
Je veux insister en particulier sur l’exposition des plans-reliefs au Grand Palais, qui permettra de mettre en lumière ces réalisations impressionnantes, trop peu connues, trop peu visitées dans leur perchoir du dernier étage du musée de l’Armée aux Invalides !
A partir du 12 janvier, l’exposition The Complete Spot Paintings 1986-2011 de Damien Hirst à la Gagosian Gallery :
Plus de 300 peintures sont incluses dans l’exposition, du premier pois sur carton créé par Hirst en 1986, en passant par la plus petite spot painting représentant un demi-pois et mesurant 2.54 x 3.81 cm (1996), ou une œuvre monumentale constituée de quatre pois seulement, chaque pois ayant un diamètre de 152.4 cm; jusqu’à la peinture la plus récente réalisée en 2011 comprenant 25 781 pois ayant chacun un diamètre de 1 millimètre, et dans laquelle aucune couleur n’est jamais répétée.
A partir du 17 janvier, l’exposition William Ropp à la Maison Européenne de la Photographie :
William Ropp présente, à la Maison Européenne de la Photographie, une sélection d’environ 20 photographies ponctuant 20 années de travail. De l’obscurité révélatrice du studio aux vastes étendues africaines, en passant par les villages du Mexique, ici, ailleurs, partout, il détaille les fils d’une obsession pour l’homme dépouillé de ses artifices, pour la chair sombre et difforme du désir, pour l’enfance inquiète, immobile dans l’embrasure de la porte.
A partir du 18 janvier, l’exposition La France en relief sous la Nef du Grand Palais :
Sous la nef du Grand Palais, la France s’expose en relief. Autour d’une carte de France de 650 m², seize plans-reliefs conçus du XVIIe au XIXe siècle investissent le prestigieux monument des Champs-Élysées. Des dispositifs interactifs et multimédias alliés à une scénographie originale permettront d’explorer en détail ces maquettes extraordinaires.
Cette exposition constitue une occasion exceptionnelle pour le grand public de découvrir des pièces spectaculaires de la collection, unique au monde, du musée des Plans-reliefs. Ces plans-reliefs, maquettes historiques de villes fortifiées, constituent un ensemble commencé sous Louis XIV, à partir de 1668, et enrichi jusqu’en 1873.
A partir du 26 janvier, l’exposition Into the woods à la Galerie des Galeries :
«Into the Woods» propose, entre romantisme contemporain et minimalisme saturnien, une expérience esthétique mystérieuse. Imaginée comme une promenade en forêt, cette exposition esquisse à travers le travail de onze artistes femmes, un paysage mental fantasmagorique. Peinture, sculpture, dessin, vidéo, œuvre sonore ou installation, les techniques employées sont multiples et amorcent un parcours énigmatique. Réminiscences de contes de fées ou folklore sylvestre sont convoqués en filigrane et les œuvres surgissent comme des incantations. Leur apparente obscurité offre de multiples passages dans des univers parallèles, où l’ensorcellement nous attend. Entre des semblants de rituels, un cabinet d’œuvres au noir et une dernière note alchimique, le visiteur se perd pour mieux se retrouver lui-même.