The Matrix comme happening artistique

Je me souviens de la sortie de Matrix, c’était au moment où je finissais une année dans une troupe de théâtre. Tu t’en souviens, Pouicky ? C’était la nuit, on discutait avec nos camarades de la troupe, et nous étions près d’une affiche de Matrix. Matrix, à l’époque de sa sortie, a divisé le monde en deux : ceux qui ont compris et ceux qui n’ont pas compris. Je fais partie de ceux qui ont compris et adoré. Mais 8 ans après, je viens de m’apercevoir que je suis passé à côté de plein de significations de symboles, de situations du film.

Matrix Core

D’abord, j’ai parcouru les messages du newsgroup alt.movies.the-matrix. J’y ai lu pas mal de threads avec des questions métaphysiques sur certains points précis du film. Exemples : « Pourquoi Neo ne peut-il pas échapper à l’homme du train ? » : 45 messages. « Que se passe-t-il entre le moment où l’Elu relance la matrice et son recommencement ? » : 61 messages. On y atteint des problèmes plus généraux comme : « si tu es capable d’imaginer un univers complet avec ses habitants, son climat, … cet univers existe-t-il à l’intérieur ou à l’extérieur de ton esprit ? »

Puis j’ai découvert l’analyse très détaillée de Rafik Djoumi sur Matrix-Happening. Déjà, honte à moi, je n’avais pas repéré que le livre où se trouve la disquette au début est de Baudrillard. La thèse défendue par Rafik Djoumi c’est que Matrix, plus encore qu’un film, est un happening, avec beaucoup de messages sous la surface. Je n’ai que commencé la lecture de ses pages, mais ça méritait largement que j’en parle tout de suite. Bonne lecture ! Après, comme moi, vous voudrez revoir Matrix !

(image : Pixelsior)