Jadis, j’écoutais Rien à cirer sur France Inter, une émission de Laurent Ruquier qui a fait connaître de nombreux humoristes, comme Christophe Alévêque, que j’attendais à chaque émission avec impatience. Je me souviens même que j’avais enregistré sur mon poste à cassette un de ses sketches sur la traversée de l’Atlantique en solitaire. Je l’ai tellement écouté que j’en connaissais des passages par coeur.
Vendredi dernier, je reçois un e-mail d’Alexiane. Alexiane, comment vous expliquer ? C’est une amoureuse du théâtre, et son travail, je ne sais pas précisément comment ça s’appelle, mais elle fait se rencontrer ceux qui font des choses et ceux qui les aiment bien. Et quand on la rencontre, on l’adore, parce qu’elle aime ça et le fait à merveille. Dans son e-mail, comme la dernière fois, elle me propose un programme de privilégié : assister au spectacle de Christophe Alévêque au théâtre du Rond-Point, puis aller boire un verre avec lui après le spectacle. Tout fou, j’étais.
Christophe Alévêque, à l’époque de Rien à cirer, on pouvait l’écouter régulièrement chroniquer l’actualité à la radio. Puis on l’a vu à la télévision, aussi. Et après, de moins en moins. Il n’est pas politiquement correct, il n’est pas consensuel, mais il dit ce qu’il a à dire et que personne ne dit, bien que beaucoup le pensent. Mais ça ne fait pas plaisir à tout le monde, alors tout doucement, on l’a vu de moins en moins longtemps, puis de moins en moins tout court. Qu’arrive-t-il à nos media ? Alors oui, il est toujours aussi rebelle, ça fait toujours autant de bien de l’écouter, mais il ne peut pas tout faire tout seul… Vous aussi, vous avez le droit de vote, le droit de ne pas être d’accord.
Vous savez ce que je m’apprête à vous dire maintenant. Allez le voir, emmenez-y vos amis, vos enfants, emmenez les gens à qui vous n’avez pas dit bonjour aujourd’hui, et si vous ne pouvez pas venir, regardez le DVD, montrez-le à tous les amis que vous invitez chez vous. Agissez, bon sang.
Encore une chose : après le spectacle, avec les autres privilégiés, nous sommes allés boire une bière avec l’artiste. Un moment très agréable qui complète parfaitement le spectacle en laissant s’établir un échange. Christophe Alévêque est simple d’accès, on se prend à oublier le contexte artiste/spectateurs et à discuter politique autour d’un bol de cacahuètes… Et ce n’est pas tout ! Nous avions avec nous Serena Reinaldi (j’ai parlé de sa chronique théâtre il y a quelques temps), avec qui j’ai discuté un peu, et qui est juste adorable : drôle, intéressante, et cette énergie qui m’avait plu dès ses premières apparitions télévisuelles ! Elle remontera bientôt sur les planches, aussi j’espère que nous aurons l’occasion de la revoir !
Super Rebelle ! Enfin ce qu’il en reste…
au théâtre du Rond-Point
Jusqu’au 20 décembre 2009, le samedi à 15h et le dimanche à 18h30



Jusqu'au 01/03/2012