La note de Carpe Webem : 


Du 12 octobre 2011 au 5 février 2012, le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme retrace la vie du penseur Walter Benjamin au travers de ses principaux aspects tels qu’ils apparaissent dans ses nombreuses archives.
La note de Carpe Webem : 


Du 12 octobre 2011 au 5 février 2012, le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme retrace la vie du penseur Walter Benjamin au travers de ses principaux aspects tels qu’ils apparaissent dans ses nombreuses archives.
La note de Carpe Webem : 


Du 28 septembre au 27 décembre 2011, le musée des Archives Nationales exploite une quantité remarquable de documents qui retracent l’histoire de la photographie et de l’identification depuis le Second Empire et jusqu’aux années 1960. Une exposition instructive… voire vertigineuse.
Peu de nouvelles expositions en ce mois de janvier 2011, mais deux expositions dans deux grandes institutions, et notamment les Archives nationales que je lorgne depuis quelques temps. Profitez du mois de janvier pour visiter les expositions encore en cours mais qui se terminent bientôt, trop tôt, pour beaucoup en janvier, Mondrian, Baba Bling, Monet, Kertesz, Louise Bourgeois, Marines, Rubens, Basquiat, Gérôme… Avec tout ce qui se termine, les mois à venir vont être très riches !
A partir du 13 janvier, l’exposition Revenants. Images, figures et récits du retour des morts. au musée du Louvre :
Dessins, albums de théâtre, photographies et plaques de fantasmagorie inédites datant du XVe jusqu’au début du XXe siècle invitent à relire l’histoire de ces représentations d’ombres et de spectres qui travaillent l’imaginaire et questionnent les formes esthétiques.
Il existe en matière de revenants une grande variété de types iconographiques. De même que les rêves, les visions et les apparitions, les fantômes sont identifiés dès le Moyen Âge à des images au statut incertain. Ces manifestations spectrales sont dès lors traitées dans les représentations à la manière d’images dans l’image.
Après la tradition du macabre, qui se développe à partir du XVe siècle autour des squelettes animés, deux grandes typologies esquissent les termes de l’imagerie moderne : d’un côté une galerie de corps lumineux, éthérés, et de l’autre un langage des ombres et des silhouettes. Grisaille, transparence, flou sont autant de préambules au langage cinématographique, qui deviendra, après la photographie spirite du tournant du siècle, le médium privilégié du retour des morts.
A partir du 19 janvier, l’exposition Dans l’atelier des Menus Plaisirs du roi. Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIe et XVIIIe siècles aux Archives nationales :
Le service des Menus Plaisirs, chargé d’organiser et de financer les spectacles et les fêtes de la Cour, employait les meilleurs artistes et techniciens de son temps, pour imaginer et réaliser les décors, costumes, machines et accessoires susceptibles de provoquer l’émerveillement des spectateurs. Les Menus Plaisirs étaient également sollicités pour la mise en scène des grandes cérémonies de pompes funèbres, dont l’exubérance même invitait à la méditation sur la vanité des gloires humaines. Par-delà la magie des représentations, le visiteur pourra admirer la variété, la qualité graphique des dessins et estampes présentés et apprécier l’ingéniosité de leurs auteurs pour créer l’illusion et susciter le rêve.
Du 17 novembre 2010 au 28 février 2011, dans le cadre du mois de la Photo, le musée national de la Marine expose une sélection d’images provenant de ses archives, en parallèle d’images du fonds de la Maison Européenne de la Photographie (MEP), sous le titre Marines. Du document à l’oeuvre.
Dans l’histoire de la Marine, la photographie a été employée aussi bien par des ouvriers de la construction navale, des marins en escale et des particuliers. Les archives ainsi rassemblées forment un fonds hétérogène, composé à la fois de photos d’autochtones des îles Fidji et de photos de navires, à différents stades de leur construction, et surtout lors de leur lancement. Ce fonds, bien que créé sans autre préoccupation que documentaire, possède un potentiel artistique indéniable.
C’est l’idée à l’origine de cette exposition : montrer la richesse de ce fonds et le mettre en résonance avec des oeuvres provenant des collections de la MEP. Ainsi on verra dès le premier mur la pertinente association des photos du lancement du Lutetia en 1913 avec les étapes du polyptyque de John Pfahl, Wave Theory, Fana Coast, Hawaï, 1977, et plus loin, les vues d’indigènes prises par un marin du croiseur Duchaffault à côté des photos de jeunes polonais et américains à la plage par Rineke Djikstra.
Enfin, cette expo est l’occasion de voir ou revoir la grandiose collection permanente du musée national de la Marine, dont les textes sont particulièrement bien écrits. Tous mes remerciements vont à Anaïs Gonet, attachée de presse au MnM, qui m’a avec une grande réactivité laissé une accréditation et un dossier de presse parfaitement composé. J’aime à faire savoir quand un travail est de qualité.
Le musée Albert Kahn a lancé aujourd’hui la nouvelle version de son site web, avec en particulier la mise en ligne d’une première partie des Archives de la Planète sous forme numérisée. J’étais hier, grâce à Diane Drubay et à l’équipe du musée, invité à visiter les jardins du musée ainsi que la salle des autochromes, avant de découvrir la maquette du site que vous pouvez consulter aujourd’hui.
Je dois commencer par une présentation du musée, et du philanthrope qui en est à l’origine, Albert Kahn. A la fin du 19ème siècle, Kahn fait aménager un jardin de scènes : quatre hectares de terrain, où chaque parcelle ressemble, l’une à un jardin japonais traditionnel, l’autre à un jardin japonais contemporain, ou encore un jardin français, un jardin anglais, ou une forêt vosgienne. Le terrassement crée des dénivelés entre chaque jardin, qui les rendent quasiment invisibles les uns par rapport aux autres, renforçant l’impression de changement d’univers.
Ces précieux jardins, entretenus avec minutie, étaient au départ plus réputés que le trésor que renferme le musée : les Archives de la Planète, un projet entrepris par Albert Kahn au début du 20ème siècle. Il part au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, et prend des photographies avec le premier support photographique supportant la couleur, le procédé des plaques autochromes, première révolution de la photographie couleur, avant celle du procédé argentique, et plus récemment, du numérique. Il recrute ensuite des photographes professionnels qu’il envoie photographier des lieux du monde entier. Les plaques autochromes ainsi créées, au nombre de 72000, constituent le fonds du musée Albert Kahn, le plus important au monde. Nous avons pu, hier, visiter la salle des autochromes, normalement fermée au public, qui ressemble à ce qu’elle était dans les années 20, avec ses armoires renfermant toutes les boîtes à autochromes étiquetées. Les plaques autochromes elles-mêmes sont bien sûr maintenant conservées dans un autre lieu, spécialement étudié pour les conserver dans les meilleures conditions.
Depuis quelques temps, l’équipe du musée Albert Kahn a entrepris un travail qui n’est rien moins que l’accomplissement de la volonté du philanthrope, la continuité de la conservation des archives du monde entier, leur sauvegarde en même temps que leur diffusion au grand public. On dit qu’Albert Kahn pensait qu’en laissant tout le monde voir à quoi ressemble la planète en chacun de ses lieux, et qui sont ses habitants, il ne pourrait pas y avoir de haine. Aujourd’hui, le fruit de ce travail, vous pouvez le consulter sur le site du musée, où vous trouverez une première vague d’autochromes numérisés. J’ai été véritablement surpris, dans l’ensemble, par la qualité des images, même si certaines imperfections sont visibles, dues soit au support en lui-même, soit à son vieillissement.
Cette question du vieillissement, de la dégradation des supports, est d’ailleurs toujours le sujet d’un débat houleux. Dans quelle mesure faut-il intervenir sur les supports anciens, en les restaurant, en corrigeant l’image numérisée, pour donner une image « belle », j’aurais tendance à dire « vendeuse » ? Dans ce débat, le musée Albert Kahn prend la position de l’éthique de l’image, en choisissant justement de ne pas sur-intervenir sur les images, leurs défauts, décalages chromatiques, traces de vieillesse, appartenant justement à leur histoire. Dans le travail de numérisation, on fait ainsi en sorte que l’image obtenue grâce à la plaque autochrome soit aussi proche que possible de l’original.
Je vais bien sûr terminer cet article en vous incitant à aller visiter, idéalement, le musée à Boulogne-Billancourt, mais surtout son nouveau site, où vous pourrez appréhender l’immensité du projet des Archives de la Planète, qui représente encore aujourd’hui, à l’époque de sa numérisation, un très long travail d’écriture des légendes des images. Puisque dans les 72000 images sur autochromes, toutes n’ont pas pu être localisées géographiquement ! Le musée fait donc appel à votre mémoire, vos voyages, pour identifier les images qu’on ne sait pas situer, les images « naufragées ».
Et moi, je compte bien retourner, dans quelques semaines, dans les jardins du musée, pour voir fleuris les cerisiers japonais, et le jardin à la française !
Albert-Kahn, musée et jardins
10-14, rue du Port
92100 Boulogne-Billancourt