Le nerdcore, c’est de la musique de nerd !

Désolé pour le titre du billet, je n’ai pas pu me retenir. C’est bien parce que c’était facile, vu qu’en fait j’ai de la sympathie pour les acteurs du nerdcore, dont j’ai appris l’existence grâce à un (excellent, encore une fois) article du New York Times : Dungeons, Dragons and Dope Beats

Mais je m’explique. Déjà, pour ceux qui ne connaissent pas, un nerd, un peu comme un geek, c’est quelqu’un qui a une vie sociale assez peu voire très peu développée, parce qu’il (ou elle, mais c’est beaucoup plus rare) se passionne pour des disciplines comme l’informatique ou les sciences, des loisirs comme les jeux de rôles, etc.

C’est une mouvance d’adolescents au départ, maintenant d’adolescents et de jeunes adultes, qui sont de plus en plus nombreux, mais qui n’adhèrent pas aux divertissements communs : ils ne sortent pas ou peu de chez eux, ils ne dansent pas, non plus. Et en tant que marginaux ils sont royalement ignorés par tout le reste de la Création, sauf peut-être par les éditeurs de jeux vidéo.

Apparaît alors le nerdcore, qui naît finalement de cette phrase de Christopher Ward alias MC Chris au sujet de cette société dans la société : « si l’un d’entre eux se met à dire ce qu’il pense, ce qu’il vit, que se passe-t-il ? »

MC Chris

Le nerdcore est un genre musical dérivé du rap, qui puise son inspiration dans tous les thèmes de prédilection des geeks et nerds : informatique, jeux de rôle, mais aussi oeuvres audiovisuelles comme Star Wars ou Star Trek. Dans les concerts de nerdcore, on retrouve des jeunes en tee-shirts noir et casquettes, qui demandent aux chanteurs (MC Chris, YTCracker, MC Frontalot, …) de leur signer des cartes Magic, ou des livres de Donjons & Dragons.

A quand l’arrivée du nerdcore en France ?