Livres & Presse Archive

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Hommage à Douglas Adams

It’s Towel Day, je compte sur vous, n’oubliez pas votre serviette !

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Welovewords, communauté de lecteurs, d’auteurs et d’éditeurs

La plateforme Welovewords de publication de textes doublée d’un outil de gestion de communauté sera ouverte au public dès vendredi 30 avril 2010. J’ai testé la version privée, qui compte déjà plus de 210 membres.

Vous connaissez Dailymotion et assimilés pour la publication de vidéos, Flickr et assimilés pour la publication d’images. C’est simple : Welovewords est la plateforme équivalente pour la publication de textes. Et c’est aussi bien plus : d’abord, Welovewords donne aux auteurs qui publient leurs textes la possibilité d’acheter la protection de leurs textes directement par le biais du site, mais il les met en relation avec tout le reste de la communauté Welovewords, composée bien sûr de lecteurs mais aussi de journalistes et d’éditeurs, pour déboucher peut-être sur de l’édition papier ! Je vous laisse découvrir le teaser de Welovewords qui vous expliquera le concept en détail :

L’idée de mettre ainsi en relation toutes les personnes intéressées par l’écrit, lecteurs, auteurs, chroniqueur, blogueurs, éditeurs, quelle que soit sa forme, poésie, théâtre, chanson, nouvelles, roman,… sous la forme d’un réseau social est neuve, j’attends de voir comment tout cela va démarrer. Je souhaite beaucoup de succès à ce projet, et j’espère qu’il permettra de découvrir des talents qui seraient passés inaperçus. Je vous dis donc à vendredi sur Welovewords ! Vous pourrez découvrir également les « clubs », et notamment le club Dandysme que je me suis empressé de créer pour faire hommage à cette époque…

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Docteur à tuer, Josh Bazell

Quelques semaines après la bande-annonce faisant sa promotion, j’ai lu le roman de Josh Bazell promis comme un mélange de Docteur House et des Soprano. Ce n’est ni l’un, ni l’autre, ce qui est plutôt une bonne idée.

Dans l’annonce de la sortie, et comme la promotion nous annonçait un polar de médecin, j’avais pensé faire le parallèle avec le roman de Hugh Laurie, The Gun Seller, mais c’est impossible. Hugh Laurie est anglais, Josh Bazell est américain, et on le sent tout de suite à la lecture, même en lisant le premier en VO et le second en VF. Même si les deux romans commencent par le narrateur cassant un bras. Là où Laurie casse un bras en six pages avec force mots d’esprit et une présentation détaillée de l’assaillant, Bazell casse un bras avec des phrases plus courtes, en deux pages, pif paf badaboum, dont une détaillant le miracle anatomique que constituent le coude et les deux parties du bras. Les deux versions sont hilarantes, mais la seconde est directement portable au cinéma.

Avec Docteur à tuer, on est donc clairement dans l’action, suivant le destin d’un médecin ancien tueur pour la Mafia, protégé par le programme pour les témoins, mais rattrapé par son passé lorsqu’une de ses anciennes « connaissances » se retrouve dans l’aile pseudo-luxueuse de son hôpital. Comme écrit dans le chapeau, ce n’est pas du Dr House, j’aime beaucoup la série mais je ne vois pas l’intérêt de la copier quelle que soit son succès, même chose pour les Soprano. Josh Bazell ne tombe dans la copie ni de l’un, ni de l’autre, et nous propose une vie difficile, mouvementée, sous une plume efficace et prête pour le cinéma… qui semble bien être son futur proche.

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La Centrale d’Elisabeth Filhol, prix France Culture – Télérama

La nouvelle est tombée avant-hier : Elisabeth Filhol est la lauréate du prix France Culture – Télérama 2010, pour son premier roman La Centrale.

Le prix lui sera remis ce soir à 19h, au Salon du Livre, à l’occasion de la soirée d’ouverture. Soirée d’ouverture où je serai présent, grâce à France Culture, qui a eu la gentillesse d’inviter le fidèle auditeur que je suis.

Le roman d’Elisabeth Filhol ouvre les yeux sur les conditions de vie et de travail des ouvriers intérimaires des centrales nucléaires, ceux que l’on envoie effectuer des travaux de maintenance dans les points potentiellement les plus radioactifs d’une installation. Pour eux, le risque principal est celui de recevoir accidentellement une dose importante de radiations qui, outre sa nocivité, place l’ouvrier au-delà de la limite annuelle d’exposition, et le contraint au chômage technique… Des vies peu connues, cachées derrière les multiples contrôles de sécurité. Elisabeth Filhol les décrit avec une plume sensible, réaliste, extrêmement précise, de la formation de l’ouvrier à la surdose en passant par l’irruption des écologistes, avec toujours ce personnage de la centrale, à la fois scène, seule solution mais aussi seule cause du malheur de l’ouvrier intérimaire.

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Beaux Arts Magazine et la « poubelle des bloggeurs »

Je n’invente rien, je ne fais que citer, vous avez bien lu. C’est dans le numéro 309 de Beaux Arts Magazine, numéro spécial consacré à ce qui a changé de 2000 à 2010 et ce qui va changer de 2010 à 2020. De 2000 à 2010, donc, nous aurions connu le discrédit des intellectuels et la quasi-disparition de la critique d’art. Et c’est là, en page 55, que l’on parle de, je cite, « l’affaiblissement de la critique (souvent reléguée aux jeux d’opinion et à la grande poubelle des bloggeurs) ».

Voilà qui va probablement faire un grand plaisir à Alexia Guggémos, Diane Drubay, Marianna Gelussi, Anne Malherbe, Elisabeth Lebovici, Marc Lenot alias Lunettes rouges, j’en oublie certainement mais ce sont les blogs d’art que je lis et chez qui j’apprends beaucoup, aussi je n’apprécie pas particulièrement qu’on les traite ainsi. Il y a aussi tous les blogueurs qui, comme moi, sont des amateurs, qui jamais ne se sont réclamés d’une quelconque légitimité ni d’un statut professionnel de journalisme, et qui pourtant se passionnent pour l’art et les questions qu’il pose, jusqu’à se déplacer aux expositions, s’y attarder, y retourner, suivre des conférences, lire des critiques, et s’efforcer d’écrire des articles pour faire partager leur expérience sur leurs blogs.

Mais à lire Beaux Arts Magazine, tout cela ne serait donc que détritus, contenu sans valeur, bon à jeter. Mais qu’avons-nous fait aux journalistes pour qu’ils nous détestent de la sorte ?

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Docteur à tuer, Joseph Bazell (Trailer inside)

Il y a quelques mois, je m’étais acheté The Gun Seller, le roman policier écrit par Hugh Laurie, le Dr House, donc. Un roman bien écrit, avec beaucoup d’humour à l’anglaise. Il aurait pu écrire Arnaques, crimes et botanique. Aujourd’hui, je vous parle d’un autre livre qui va sortir en VF et qui présente des liens avec House… c’est l’histoire de Peter Brown, interne dans le pire hôpital de Manhattan, drogué aux anxiolytiques, caustique et sarcastique. Ca ne vous rappelle rien ? Et un beau jour, un nouveau patient reconnaît en la personne de Peter Brown celui qu’il connaissait plutôt sous le nom de Griffe d’Ours, tueur à gages pour la mafia.

Pour celles et ceux de mes lecteurs qui lisent les romans anglais en VO (ils sont nombreux et parmi mes plus fidèles commentateurs), le titre original de ce roman était Beat the reaper. Et l’autre info, c’est que les droits d’adaptation au cinéma ont été achetés par Leonardo Di Caprio (un jeune acteur américain).

Cette version française sort donc le 3 mars chez Lattès. Pour ma part, comme les lecteurs dont je viens de parler, je lis les romans anglais en VO, donc j’irai feuilleter la VF avant d’acheter la VO, ou alors j’irai directement chez Shakespeare and Co… C’est la critique de USA Today qui me tente : « Imaginez Docteur House rencontrant les Soprano ».

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Quelques nouvelles de l’homme, Eric Faye

Dans Quelques nouvelles de l’homme, recueil de nouvelles publié à la rentrée littéraire 2009, Eric Faye trace dix itinéraires d’hommes et de femmes qui fuient ou tentent de fuir.

Dans une librairie, le rayon occupé par la rentrée littéraire (NDB : billet écrit il y a quelques mois…) est une explosion de couleurs. Livres de toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les textures, bandeaux criards vantant les pedigrees des auteurs. Ne manquent plus que des autocollants « Vu à la TV ». Discret dans cette débauche d’effets, le livre des éditions José Corti est noir et blanc.

Dix nouvelles d’Eric Faye, qui nous donnent, comme l’indique le titre du recueil, des nouvelles de l’Homme, un Homme qui en général est en fuite. Le premier gagne à la loterie un billet pour un pays en théorie idyllique (même s’il n’est a priori peuplé que de gagnants à la loterie), mais sans sa famille. La deuxième pense à tort être la seule à ne plus supporter son quotidien et à vouloir le fuir, malheureusement le chemin de l’Ailleurs est en rouge d’après Bison Futé. Le troisième se retrouve par un malheureux hasard enfermé dehors, et en profite pour s’offrir une soirée d’observation de sa vie sans lui. Le quatrième lui ne fuit pas, c’est un mot qui lui échappe. Pour le cinquième, c’est le temps qui s’est enfui, mais malheureusement il est horloger. Le sixième ne part pas très loin géographiquement, mais fuit quelques jours dans la vieillesse. Le septième part tout simplement en vacances, dans les années 70. Le huitième vit dans un monde globalisé, et a la nostalgie des frontières. Le neuvième c’est Dieu, qui est bien embêté, puisqu’il se voit obligé par ses supérieurs de rendre sa franchise. La dixième, enfin, acquiert un bijou mystérieux, fait d’une pierre qui vient de partout et de nulle part, d’avant et d’après.

Les nouvelles de Faye nous emportent comme du Borges en instillant un soupçon de fantastique là où la routine se changerait en tristesse. On regrettera seulement, parfois, dans les premières nouvelles du recueil, qui sont aussi les plus récemment écrites, des hétérogénéités dans l’écriture, des effets incongrus, qui font décrocher le lecteur du pourtant si irrésistible chemin à travers ces lignes… de fuite.