Street art Archive

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Paint B.A.L., au musée de la Poste

La note de Carpe Webem : ★½☆

Du 17 septembre 2011 au 1er mars 2012, le musée de la Poste expose dans une de ses salles 25 boîtes aux lettres customisées par autant de street artistes, en hommage à Keith Haring et pour une belle action.

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Jérôme Mesnager et Artiste Ouvrier dans l’Explosition du Musée en Herbe

La note de Carpe Webem : ★★☆

Jusqu’au 25 septembre 2011, dans le cadre de l’Explosition qui voit les expositions successives de 15 street-artistes dans l’espace « Ma première galerie » du Musée en Herbe, c’est au tour de Jérôme Mesnager, le créateur de l’Homme en blanc, et d’Artiste Ouvrier, pochoiriste néo-victorien, de montrer leurs oeuvres respectives mais aussi quelques oeuvres à quatre mains.

© Artiste Ouvrier

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Public Domaine : le skateboard à l’honneur à la Gaîté lyrique

Du 18 juin au 7 août 2011, la Gaîté lyrique crée ce qu’elle est née pour créer : une zone qui reconstitue pour un temps donné l’environnement, les modes de pensée et les codes d’une communauté, celle du skateboard.

Public Domaine. Domaine public. Public domain. Même pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas les noms de référence de la culture skateboard, le titre ne manque pas d’évoquer quelque chose de l’ordre de l’appropriation ou de son refus. Tout dépend du côté de la rampe où l’on se place. Déjà les mots sont problématiques. Appropriation, ré-appropriation ou refus de la propriété ? Au-delà du skateboard, qu’est-ce qui dans l’organisation de nos sociétés donne naissance à tout un ensemble de mouvements parallèles, non pas dans le sens horizontal, cosmopolitain, borné, défini, étiqueté, non : on a affaire à des groupes, regroupements, cultures, sociétés (là encore chacun de ces mots renferme un paysage de connotations et pourrait être sujet à débat) qui sont ou se veulent par construction underground. Et pas seulement au sens littéral d’une activité souterraine et souvent illicite que seuls les cataphiles peuvent revendiquer.

Exemples ? Les skateurs, les hackers (tiens, déjà deux communautés auxquelles s’intéresse la Gaîté lyrique, tiendrait-on un fil conducteur dénudé et sous tension ?), les gothiques, j’en passe et surtout je passe sur les nombreuses subdivisions que peuvent masquer ces appellations macroscopiques. Dire « les skateurs », après tout, ou « les hackers », c’est un peu comme dire « la musique électro », ça n’a pas vraiment de sens. Ou remarquez, dire « les gens », ou « l’opinion publique »… Bref.

Ce qui me plaît particulièrement dans ce que j’ai vu pour l’instant de Public Domaine, c’est la réussite d’un projet de reconstitution et de rassemblement d’un milieu d’une manière qui lui soit loyale et respectueuse. C’est certainement pour cela que la communauté des skateurs est au rendez-vous, pour une exposition de l’esthétique skateboard. La musique ne sera pas oubliée, faisons confiance à la Gaîté lyrique là-dessus, et bien sûr la pratique sportive est au centre, avec un dispositif… impressionnant.

Mais comme l’écrit dans son éditorial le directeur de la Gaîté lyrique Jérôme Delormas, « [le skate] est une attitude, l’affirmation d’un mode de vie, [...] bien plus qu’un sport, une activité, un hobby, un moyen de déplacement ». Conjointement à une esthétique, la culture skateboard a-t-elle (je le crois) une éthique, des codes, des règles tacites ? Y a-t-il des conflits internes entre courants, ou chacun évolue-t-il indépendamment, les skateurs se reconnaissant de manière silencieuse et bienveillante lorsqu’ils se rencontrent, tels des dandies sur roues ? On pencherait plutôt pour la première possibilité a priori mais on fait certainement une approximation et donc une erreur… Les conférences permettront-elles d’éclaircir ces questions qui semblent importantes pour mieux comprendre cette communauté… et peut-être les autres. Lecteurs skateurs ou non, quel est votre sentiment ?

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A découvrir, le Musée en Herbe et ses hiéroglyphes de Keith Haring

La note de Carpe Webem : ★★★

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Découvrons aujourd’hui le Musée en Herbe, une association dynamique qui propose des expositions et une initiation à l’art spécialement conçus pour les enfants … mais qui s’ouvre aussi aux adultes lors de nouveaux événements !

Depuis plus de 30 ans, le Musée en Herbe crée des dispositifs qui permettent aux enfants de découvrir de manière ludique et créative les oeuvres d’un artiste. C’est donc la reconstitution d’une exposition, avec une scénographie, des oeuvres (généralement des reproductions pour éviter, soit la catastrophe, soit la frustration des enfants devant une oeuvre surprotégée), des activités et contenus associés… mais pensés pour les enfants, avec des jeux et des ateliers. L’équipe du Musée en Herbe fait je trouve un travail admirable : présenter l’oeuvre d’un artiste à des enfants est une des situations de médiation les plus difficiles, avec un risque permanent de verser soit dans des travaux manuels qui n’auraient plus rien à voir avec l’art, soit dans des cours magistraux qui perdraient rapidement l’attention de ce jeune public. C’est cet équilibre qui est justement maintenu au Musée en Herbe, en s’adaptant même aux différents âges de l’enfance à l’aide de contenus adaptés, à la fois dans l’expo, les ateliers et les livrets-jeux de piste. Pas d’étonnement donc en apprenant que tout cela fonctionne très bien, et que de très nombreux jeunes visiteurs profitent des expositions lors de visites scolaires ou avec leurs parents. Enseignants, n’hésitez pas à y emmener vos classes, parents, n’hésitez pas à y emmener vos enfants, ils ne seront pas déçus !

Et vous non plus, vous ne serez pas déçus, vous pourriez même apprendre des choses. A l’occasion de l’exposition Les hiéroglyphes de Keith Haring (jusqu’au 1er mars 2012), le Musée en Herbe a pu pour la première fois obtenir et présenter non plus seulement des reproductions mais aussi beaucoup d’oeuvres originales, et en profite pour inaugurer de nouveaux événements en direction des adultes, même s’ils ne sont pas accompagnés d’enfants ! Le jeudi soir par exemple, vous pouvez opter comme moi pour le Tchin Keith, où vous pourrez profiter à la fois d’une visite guidée de l’exposition et d’un cocktail surprise ! J’insiste vraiment : le profond travail de lecture/relecture de la production d’un artiste pour les yeux des enfants pourrait bien vous surprendre, vous autres adultes aux yeux saturés !

Merci beaucoup à Claire et ses collègues du Musée en Herbe pour leur accueil et pour la visite privée !

Le Musée en Herbe

21, rue Herold
75001 Paris