Sciences Archive

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Radio, au musée des Arts et Métiers

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 28 février au 2 septembre 2012, le musée des Arts et Métiers organise en collaboration avec Radio France une exposition consacrée à la radio : son évolution technique, des premiers récepteurs aux podcasts, mais aussi ses grandes heures.

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2062 à la Gaîté Lyrique

La note de Carpe Webem : ★☆☆

Du 1er février au 25 mars 2012, la Gaîté Lyrique pose une question : qu’ont en commun des sacs de couchage boulottant une poubelle, un prototype de skateboard à lévitation, des micro-fermes urbaines, un robot trader rétro et un service web qui conserve des e-mails pour les envoyer plus tard ? C’est 2062.

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Mathématiques, un dépaysement soudain, à la Fondation Cartier

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 21 octobre 2011 au 18 mars 2012, la Fondation Cartier propose une exposition en forme de voyage autour des Mathématiques : en ne les abordant réellement que lors d’un petit concentré, elle laisse artistes puis mathématiciens en faire une évocation de leurs impressions. Une exposition en deux étages bien différents…

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Anticythère, l’énigmatique machine surgie du fond des temps, au musée des Arts et Métiers

Du 11 octobre 2011 au 18 juillet 2012, le musée des Arts et Métiers consacre une exposition-dossier et une vidéo en 3D à un objet scientifique découvert en 1900 et daté de 87 avant notre ère, qui soulève de nombreuses questions.

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Métro, ticket pour une expo au musée des Arts et Métiers

La note de Carpe Webem : ★★★

Du 7 juin 2011 au 1er janvier 2012, le musée des Arts et Métiers présente Métro, ticket pour une expo, une invitation à découvrir l’histoire de ce moyen de transport en commun et aussi à mieux comprendre la complexité d’un tel réseau en jetant un oeil du côté de son organisation… et jusque dans la cabine de pilotage !

Qu’est-ce que le métro ? C’est d’abord un système : au début des réflexions et des projets, l’utilisation de l’électricité se confinait à quelques laboratoires de recherche, et c’est plutôt la machine à vapeur qui était de rigueur. Nous avons échappé par exemple aux voies surélevées par des pylônes qui auraient emmené des trains crachant leur vapeur en passant devant le deuxième étage des immeubles parisiens. Si les plus motivés arguaient que les passants pourraient ainsi se déplacer en étant protégés de la pluie, les plus réalistes répondaient que dans ces rues, il ferait plutôt nuit… et je n’ose pas imaginer les opinions des propriétaires d’appartements. Si au début du XXe siècle les parisiens étaient prêts à sacrifier un peu de leur confort pour la modernité de la révolution industrielle, il ne fallait pas exagérer. Heureusement, après des années de projets farfelus, c’est bien un métro électrique et majoritairement souterrain qui fut adopté.

Ce système est devenu depuis bien plus moderne qu’à ses débuts : signalisation de sécurité, pilotage automatique, et des tableaux de contrôle dans les postes de commandes centralisées (PCC) de chaque ligne. L’exposition, à l’aide de simulateurs simplifiés, nous place devant le poste de commandes en situation d’incident technique et, un peu plus loin, dans la cabine de pilotage d’une rame. On comprend mieux les arrêts inattendus et les contraintes des conducteurs ! Le simulateur simplifié de pilotage de rame est pris d’assaut par les visiteurs, est-ce que le musée fera une version téléchargeable ?

Après cette première section, les deux autres s’intéressent au réseau et aux trains à travers lesquels se déploie ce système. Des premiers tunnels aux extensions du réseau, on apprend les différentes techniques de perçage, et aussi certaines difficultés rencontrées : pour creuser les voies en amont du pont Saint Michel, il a fallu congeler le sol boueux d’une partie de la rive gauche pendant plus de 40 jours ! Autre prouesse, la superposition de trois lignes de métro à la station Opéra, dont l’exécution prit moins d’un an, de mars 1903 à février 1904. L’exposition retrace également les différentes générations de trains, depuis les premiers sur rails et aux cabines en bois jusqu’aux trains métalliques roulant sur pneus que l’on connaît.

La dernière salle propose un écran tactile pour imaginer le design des futures rames, et une vidéo du trajet de la ligne 6 du point de vue du conducteur. C’est un peu dommage, on aurait attendu plus spectaculaire pour cette salle sombre qui clôt la visite et dont l’accès indirect permet de créer un effet de surprise. J’aurais pensé à des évocations du métro dans les arts, par exemple. Evidemment je pense au cinéma et à Subway en particulier. On aurait ainsi à la fin une réponse au couloir d’entrée qui nous fait entendre une composition sonore à partir de bruits du métro. Mais hormis cette possibilité d’un petit plus, je suis content de ma visite et tout à fait convaincu que cette exposition va plaire, et que beaucoup de visiteurs aimeront raconter ce qu’ils ont appris à leurs amis, collègues, famille et … voisins de métro.

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Dans l’ombre des dinosaures, au Muséum national d’histoire naturelle

Une fois n’est pas coutume, nous allons parler d’une exposition qui est restée longtemps à l’affiche et est maintenant terminée, mais nous (oui, nous) pensons qu’elle méritait un billet, même a posteriori. Je disais nous puisque c’est le premier article écrit à quatre mains sur ce blog ! J’ai eu le plaisir de visiter l’exposition et d’écrire ce billet en compagnie de Marine Soichot, qui a soutenu il y a quelques mois sa thèse sur la façon dont les musées et centres de sciences traitent du changement climatique.

Et en terme de changement climatique, nous avons affaire à un très bel exemple dans l’exposition Dans l’ombre des dinosaures du Muséum national d’histoire naturelle : la crise Crétacé-Tertiaire, ou tournant K-T (Kreide Tertiär). Au travers de cinq espaces, on remonte le temps, on découvre la faune de la fin du crétacé, la crise et les hypothèses pouvant expliquer la disparition des dinosaures, puis « dans leur ombre », le développement des mammifères sur Terre, jusqu’à cet humain qui la malmène.

Si le premier espace, qui présente la fin du crétacé par sa faune largement dominée par les dinosaures, est d’une scénographie classique du Muséum, elle est enrichie de dispositifs multimédia. L’utilisation de tables tactiles est intéressante mais l’affichage de certains dispositifs est assez peu pratique (pourquoi l’avoir séparé sur deux écrans ?) et le contenu parfois perfectible (factorisable en moins de doublons texte/image, par exemple). A noter, dans cette première salle déjà, un point positif : un focus particulier est mis sur le travail du scientifique qui permet aux visiteurs d’acquérir des connaissances sur ces animaux aujourd’hui disparus.

L’espace suivant concerne la crise K-T et s’articule autour d’un film qui reprend les hypothèses les plus communément discutées au sein de la communauté scientifique. Cette section rapproche le visiteur, physiquement et visuellement, de la science en train de se faire en montrant le travail du chercheur qui examine par exemple, les strates géologiques pour en extraire de l’information. Cet espace, organisé comme un couloir, articule la partie précédente consacrée au temps des dinosaures, avec la suivante où l’on découvre la suite de l’histoire : l’incroyable conquête du monde par les mammifères.

Cet espace marque l’entrée dans l’ère tertiaire (-65 à -40 millions d’années) et s’intéresse au repeuplement des niches laissées vacantes par les nombreuses espèces disparues, et dont les mammifères ont largement profité. De nombreuses évolutions mécaniques et physiologiques d’adaptation et de spécialisation sont traitées à l’aide de squelettes et moulages (Muséum oblige) mais aussi de dispositifs interactifs et surtout trois films très drôles et donc captifs sur les thèmes « Ronger », « Grimper » et « Nager ». Ceux-ci sont réalisés par un collectif d’artistes et de designers se faisant appeler les Chevreaux Suprématistes. Vous pouvez les retrouver sur le site web de l’exposition qui est d’ailleurs particulièrement réussi.