Photographie Archive

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PICTO, Regards croisés sur 60 ans de photographie au Royal Monceau

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 15 septembre au 8 octobre 2011, la galerie Art District du Royal Monceau fait sa rentrée en offrant une exposition au laboratoire photographique qui est le partenaire du grand hôtel pour sa décoration et celle de ses suites : PICTO.

Edouard Boubat

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Nature, rétrospective Nils-Udo au musée de la Poste

La note de Carpe Webem : ★★☆

Du 30 mai au 1er octobre 2011, le musée de la Poste consacre une rétrospective à l’oeuvre entre installations et peinture de l’artiste allemand Nils-Udo.

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Melvin Sokolsky, Rétrospective chez Art District

La note de Carpe Webem : ★★½

Du 7 juillet au 3 septembre 2011, la galerie Art District du Royal Monceau consacre une Rétrospective à l’oeuvre photographique de Melvin Sokolsky, grand nom de la photographie de mode mais aussi de la réalisation de films publicitaires. Au delà des aspects marchands, on fait la connaissance d’un artiste qui met la technique au service du rêve.

Over New York, New York, 1963 - © Melvin Sokolsky

Né en 1938, Melvin Sokolsky est engagé dès ses 21 ans par le magazine Harper’s Bazaar, et travaille par la suite avec les plus grands titres américains. Il se consacre ensuite de 1975 à 2000 au métier de réalisateur dans la publicité avant de revenir à la photographie de mode. Dans ces deux domaines ses travaux seront couronnés de succès et récompensés par des prix et des acquisitions et expositions par les plus grands musées (Victoria & Albert Museum, musée du Louvre, Museum of Modern Art).

Fly High, Paris, 1965 - © Melvin Sokolsky

L’exposition à la galerie Art District du Royal Monceau (d’autres photographies se trouvent sur les murs du bar de l’hôtel) met l’accent sur deux séries, Bubble (1963) et Fly (1965), mais l’on y verra aussi plusieurs Big Chairs (1963) et des images de la femme maquillée ou tatouée de lumière : Tooker Lips (1965), Flower Tattoo (1964), Lip Streaks (1967).

Sidekick, Paris, 1965 - © Melvin Sokolsky

Les clichés de Melvin Sokolsky sont d’une indéniable modernité photographique. A de nombreuses reprises, on est surpris de se savoir face à des photographies des années 60, et souvent ce sont bien plutôt les robes des mannequins qui nous le rappellent. En effet, par le truchement d’une grande minutie technique de retouche des négatifs, Sokolsky produit des images magiques, surnaturelles, oniriques qui appartiennent à hier, aujourd’hui et demain. La parisienne de Fly High (1965) a une robe si légère qu’elle décolle au dessus des volées de marches de Montmartre, celle de Side Kick (1965) abandonne son dîner mondain par les airs. La bulle qui emmène l’égérie sur la Seine laisse celle-ci d’huile, et elle aussi s’envole au milieu des arbres (des jardins du Palais Royal ?) dans In Trees (1963).

On the Seine, Paris, 1963 - © Melvin Sokolsky

La contingence de l’utile et du technique qui s’efface pour laisser place au rêve, c’est aussi la définition du palace : ce serait un sens que pourrait vouloir exprimer avec raison le Royal Monceau dans son choix de cette deuxième exposition à l’Art District… mais vous savez que j’aime interpréter et créer de belles significations !

In Trees, Paris, 1963 - © Melvin Sokolsky

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American Power de Mitch Epstein à la fondation Henri Cartier-Bresson

Du 4 mai au 24 juillet 2011, la fondation Henri Cartier-Bresson expose le résultat du projet American Power de Mitch Epstein, consacré à l’illustration du paysage énergétique tel qu’il s’insinue jusqu’au coeur de la vie des américains.

En 2003, suite à une affaire de contamination des sols dans l’Ohio, le New York Times charge Mitch Epstein de faire un reportage photo. Rapidement, le sujet de ce reportage fascine Epstein, qui décide de se lancer dans une grande exploration du panorama énergétique des Etats-Unis : des panneaux solaires et éoliennes aux centrales thermiques et nucléaires en passant par l’extraction de pétrole, les outils de la production et de la consommation d’énergie sont au coeur de la vie dans les villes américaines. A Raymond City en Virginie occidentale, les tours aéroréfrigérantes sont des masses imposantes qu’entourent les jardins et maisons des citoyens. Dès que l’on s’éloigne, par exemple à Las Vegas, de quelques centaines de mètres, on entre dans un désert où la station service fait figure d’oasis. Les voitures se font rare et certaines gisent sans gas donc sans vie, abandonnées au bord de la route. On imagine Mad Max.

L’énergie aux Etats-Unis va bien au delà du simple moyen : comme l’exprime le titre intraduisible d’une manière aussi concise en français, American Power, la puissance énergétique est intimement liée à la puissance politique et même sécuritaire, voire militaire. La fierté nationaliste alliée à la puissance de production est flagrante sur la raffinerie BP de Carson, Californie qui illustre ce billet. Les gardes des centrales nucléaires sont armés jusqu’aux dents : ils ont à la fois la charge de préserver la sécurité des citoyens contre toute attaque qui viserait la centrale, mais aussi d’assurer un approvisionnement sans faille de l’électricité. Le journaliste photographe qui veut prendre des photos des installations énergétiques peut être inquiété par un pouvoir tout à fait musclé, mais politique, financier ou sécuritaire ? Tout est lié.

Plein tarif : 6 €, tarif réduit 4 €
gratuit en nocturne le mercredi entre 18h30 et 20h30

Ouverture du mardi au dimanche de 13h à 18h30, le samedi de 11h à 18h45, en nocturne le mercredi jusqu’à 20h30, fermé le lundi.

Plan :


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Vente aux enchères de photos inédites de Michael Jackson par Arno Bani : 2 places à gagner

Lundi 13 décembre 2010 à 20h, Pierre Bergé & Associés organise la vente aux enchères tant attendue des photos inédites de Michael Jackson. Ces photographies du roi de la pop sont le résultat d’une aventure extraordinaire vécue par un jeune photographe français : Arno Bani, à qui la star a exceptionnellement confié son image en 1999.

Avant cela, du 11 au 13 décembre, l’Hôtel Salomon de Rothschild qui héberge la vente aux enchères sera ouvert au public pour exposer les photos de Michael Jackson. Je vous encourage à aller y faire un tour : les photos d’Arno Bani montrent un roi de la pop déjà à demi passé dans le monde du rêve, une créature aux traits irréels et tristes.

Afin de vous faire découvrir l’ambiance d’une vente aux enchères d’art, et en particulier celle de photos inédites de Michael Jackson, l’agence Montana and co me propose de vous faire gagner deux places pour assister à la vente aux enchères. Le déroulement du jeu est simple, manifestez en commentaire votre volonté de gagner une de ces deux places avant vendredi 3 décembre à minuit, et je tirerai au sort les deux gagnants samedi 4 décembre !

Pour ceux qui n’ont pas la chance de gagner, notez qu’il vous sera possible d’assister en direct à cette vente aux enchères sur le site Artfact.com. Pour ceux qui auront la chance de gagner, j’espère qu’ils me raconteront la vente : je serai en Belgique le 13 décembre !

Ce n’est pas tout ! Si le catalogue de cette vente est disponible en deux versions classiques, l’une petite et l’autre plus grande, une édition collector d’une valeur de 1000 euros comprenant 4 tirages numérotés et signés par Arno Bani a également été réalisée en 2009 exemplaires. Montana and co a mis en place une course au mayorship sur Foursquare entre le 1er et le 13 décembre pour gagner ce catalogue collector. Le soir de la vente aux enchères à 19h45, une hôtesse attendra le maire du point Foursquare « Vente inédite PBA Michael Jackson », devant l’Hôtel Salomon de Rothschild. Le maire devra se présenter avec son mobile et il aura la chance de pouvoir assister à la vente et repartira avec son coffret luxe numéroté ! Croyez bien que je l’envierai depuis ma chambre d’hôtel belge !

EDIT : Les résultats !

Random.org a tranché :

Les gagnants sont sue et Nordine, je fais passer leurs adresses e-mail à Montana and co !

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Marines. Du document à l’oeuvre, au musée de la Marine

Du 17 novembre 2010 au 28 février 2011, dans le cadre du mois de la Photo, le musée national de la Marine expose une sélection d’images provenant de ses archives, en parallèle d’images du fonds de la Maison Européenne de la Photographie (MEP), sous le titre Marines. Du document à l’oeuvre.

Jerry N. Uelsmann, Clouds and Sea, (c) Collection Maison Européenne de la Photographie

Dans l’histoire de la Marine, la photographie a été employée aussi bien par des ouvriers de la construction navale, des marins en escale et des particuliers. Les archives ainsi rassemblées forment un fonds hétérogène, composé à la fois de photos d’autochtones des îles Fidji et de photos de navires, à différents stades de leur construction, et surtout lors de leur lancement. Ce fonds, bien que créé sans autre préoccupation que documentaire, possède un potentiel artistique indéniable.

C’est l’idée à l’origine de cette exposition : montrer la richesse de ce fonds et le mettre en résonance avec des oeuvres provenant des collections de la MEP. Ainsi on verra dès le premier mur la pertinente association des photos du lancement du Lutetia en 1913 avec les étapes du polyptyque de John Pfahl, Wave Theory, Fana Coast, Hawaï, 1977, et plus loin, les vues d’indigènes prises par un marin du croiseur Duchaffault à côté des photos de jeunes polonais et américains à la plage par Rineke Djikstra.

Enfin, cette expo est l’occasion de voir ou revoir la grandiose collection permanente du musée national de la Marine, dont les textes sont particulièrement bien écrits. Tous mes remerciements vont à Anaïs Gonet, attachée de presse au MnM, qui m’a avec une grande réactivité laissé une accréditation et un dossier de presse parfaitement composé. J’aime à faire savoir quand un travail est de qualité.

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André Kertész au Jeu de Paume

Du 28 septembre 2010 au 6 février 2011, le Jeu de Paume expose, 25 ans après sa disparition, une rétrospective du photographe, afin de donner une meilleure compréhension, une vision de son oeuvre qui permette de lui redonner la place qu’il mérite dans les esprits, celle d’un artiste ayant apporté énormément au langage photographique.

André Kertesz, photographe commenté et apprécié par Roland Barthes (Roland Barthes !!), a vécu dans, et a été inspiré par, trois pays. La Hongrie, son pays d’origine, rapidement quittée puisque sa vocation n’y trouvait pas d’écho. Puis dès 1925 la France, à Paris, où il côtoie d’autres artistes à l’avènement de la modernité picturale (je pense notamment à Piet Mondrian dont nous reparlerons bientôt…) et devient rapidement lui-même un artiste d’avant-garde. Il développe une oeuvre photographique imprégnée de recherche plastique (Chez Mondrian, 1926), utilisant des points de vue insolites (Satiric Dancer, 1926 ; Edwin et Peggy Rosskam, 1927), des miroirs déformants (la série des Distorsions), séparant les ombres de leurs propriétaires (Autoportrait, 1927)… Il est aussi un des premiers photographes de reportage. En 1936, en l’absence de commandes de la presse, il quitte ensuite la France pour les Etats-Unis. Son décalage vis-à-vis de ce qui se fait à l’époque dans la photographie de mode et de reportage, l’incompréhension face à ses Distorsions l’entraînent dans la dépression. En parallèle d’un métier alimentaire de photographe d’intérieurs, Kertész photographie New York avec le même génie avant-gardiste que celui qu’il commençait à montrer à Paris, une identité en décalage avec l’image classique, hypertrophiée, verticale de la ville américaine, (Autour de l’hôpital Saint-Vincent, 1971), voire une manière de la bousculer (New York, 1967), en même temps que des références à l’art moderne (Mur à la Mondrian, 1961). La fin de sa vie est marquée par le passage à la couleur, et des études au SX-70 rendant hommage à Elisabeth, son épouse disparue.

Pour être tout à fait honnête, par manque de connaissance de l’oeuvre de Kertész, j’allais plutôt à reculons visiter cette expo. J’y ai découvert, grâce à la disposition ingénieuse des photos et à un parcours à la fois chronologique et thématique, une oeuvre pour l’essentiel (tout au long de sa carrière, on retrouve en marge de ses chefs d’oeuvre des prises de vue de l’anodin, du quotidien, et des reportages, qui me laissent de marbre) au-delà de la photographie, avec une recherche plastique, et comme on l’a dit sur Kertész, un apport indéniable à la photographie d’art.