La note de Carpe Webem : 


Du 23 novembre 2011 au 2 avril 2012, le Centre Pompidou retrace l’histoire conjuguée de l’art et de la danse depuis le début du XXe siècle, avènement à la fois de l’art et de la danse modernes.
La note de Carpe Webem : 


Du 23 novembre 2011 au 2 avril 2012, le Centre Pompidou retrace l’histoire conjuguée de l’art et de la danse depuis le début du XXe siècle, avènement à la fois de l’art et de la danse modernes.
La note de Carpe Webem : 


Du 24 mai au 25 septembre 2011, le collectif d’artistes France Fiction crée un nouveau Billes-Club installé au sous-sol du Jeu de Paume, l’emplacement dédié à sa programmation satellite. Envie de venir jouer ?
Du 5 mars au 5 juin 2011, le musée d’art contemporain du Val de Marne (Mac/Val) convie un artiste qu’il connaît bien, Eric Duyckaerts, et rassemble une quarantaine de ses nouvelles vidéos et leurs génériques, ainsi que deux peintures murales monumentales et un ensemble de sérigraphies sur verre.
Eric Duyckaerts défie les définitions. S’il utilise principalement la vidéo et la conférence-performance comme media, c’est qu’il est lui-même au coeur de ses oeuvres, et qu’il n’est encore lui-même que le vecteur, la scène où viennent se produire le savoir, le langage, les mots et tous leurs jeux. ‘idéo, titre de l’exposition qui renvoie à la fois à « vidéo » et à « idée » par le jeu du digamma disparu remplacé par une apostrophe, désigne à la fois le contenu le plus immatériel qui puisse être, l’idée vivante, fuyante, l’esprit d’à-propos, l’improvisation, dans le contenant le plus à même d’essayer de l’enfermer, la vidéo.
J’avais découvert lors d’un congrès à Liège que l’éloquence et la rhétorique en langue française étaient des disciplines appréciées des universités de Belgique wallonne, et dans cette exposition j’en ai vu un maître. Je n’en dis donc pas plus sur le contenu de l’exposition et me contente de vous inviter à passer au plus vite le périphérique pour aller au Mac/Val, et à regarder le programme des événements du Mac/Val pour écouter et voir Eric Duyckaerts en chair et en os !
La BnF est un des hauts lieux de la culture à Paris, et les étudiants de toutes les disciplines confondues s’y retrouvent : le parvis battu par le vent de la bibliothèque est donc l’endroit rêvé pour trouver les spectateurs idéaux d’une performance.
Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas la stratification de la BnF. L’étage où l’on entre dans la bibliothèque est le 1er étage, dit Haut-de-jardin, il renferme la bibliothèque d’étude, accessible à tous, aux salles plutôt surchargées et aux couloirs bruyants. Dans le hall, on voit aussi de grandes portes métalliques, un sas, protégé par des portiques de sécurité. Ces portes mènent aux escaliers descendant au Rez-de-jardin, havre de silence, lieu de concentration ultime, paradis de la réflexion, réservé aux chercheurs et doctorants. J’avoue goûter particulièrement ce lieu, et j’y passe une bonne partie de mes samedis. En fait, j’ai même tendance à apprécier particulièrement entrer dans la BnF. Le parvis est perpétuellement un endroit gris, métallique, froid, venteux, inhospitalier, comme désertique. On est comme déjà loin de la ville, on pense presque aux restes de la bibliothèque de Trantor dans Fondation. Puis on entre dans la vie souterraine, la fourmilière du Haut-de-Jardin. Rituel de contrôle à l’entrée, rituel du vestiaire où l’on se débarrasse du sac pour ne garder que le strict nécessaire pour… descendre. En bas on profite du silence. De la vue privilégiée sur les pieds des arbres d’un parc inaccessible. Des bureaux et des lampes de bureaux à perte de vue dans les salles. L’odeur des livres mêlé au ronronnement léger des ventilateurs d’ordinateurs portables. Quelques bruits de pas discrets.
J’ai découvert aujourd’hui même avec plaisir un blog de doctorants, donc presque de résidents du Rez-de-jardin : Do you BNF ? Histoires du Rez-de-jardin, où j’ai retrouvé un peu de l’ambiance des lieux. Et une vidéo de performance que je vous soumets. Vivement samedi.