Mode Archive

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Le XVIIIe au goût du jour, au Château de Versailles

La note de Carpe Webem : ★★★

[NDLR : Aujourd'hui, j'ai encore l'honneur d'accueillir une invitée ! C'est Mériam Ben Sassi, qui travaille pour la cellule multimédia du Musée de la Marine et se penche sur son blog Museonet 2.0 sur l'analyse des médias sociaux pour la culture. Nous avons visité ensemble l'exposition du Grand Trianon et vous livrons nos impressions. -- Guillaume]

Du 8 juillet au 9 octobre 2011, le Château de Versailles, en collaboration avec le musée Galliera, musée de la mode de la ville de Paris, met face à face les costumes du XVIIIe siècle et les créations de couturiers contemporains qu’ils ont inspirées, dans l’écrin du Grand Trianon. La rencontre du classique et du contemporain comme on l’aime.

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Madame Grès, la couture à l’oeuvre au musée Bourdelle

Du 25 mars au 24 juillet 2011, une des plus belles maisons devenues musées de la ville de Paris, le musée Bourdelle, est l’écrin parfait pour exposer les robes élevées au rang de sculptures de tissu de Germaine Krebs, alias Madame Grès.

En 1934, Germaine Krebs ouvre la maison Alix au 53, rue du Faubourg Saint Honoré. Se faisant alors appeler Mademoiselle Alix, elle fait connaître son oeuvre en réalisant les costumes de « La guerre de Troie n’aura pas lieu » de Giraudoux. Devenant plus tard Madame Grès, elle conserve tout au long de sa carrière un style unique caractérisé par le « pli Grès », une suite de plis plats profons qui font d’une étoffe de 280 cm de large un élément de 7 cm. Madame Grès sculptait en rechignant à découper, n’utilisait pas de corsets, composait des oeuvres à la fois romantiques et monacales, des compositions de tissus légers à l’apparence minérale des drapés sculptés de l’Antiquité.

Léger bémol : plus de la moitié des salles sont à la fois magnifiques en elles-mêmes et mettent infiniment en valeur les robes qui y sont judicieusement placées, nous changeant avec plaisir des white cubes, mais les dernières salles se trouvent dans l’extension, récente, qui a beaucoup moins de charme, et les robes qui s’y trouvent sont moins éblouissantes. Mon conseil pour votre visite : parcourir l’exposition dans le sens inverse de l’itinéraire prévu.