Dessin Archive

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Nicolas Vial, une lecture du Monde au Musée de la Poste

La note de Carpe Webem : ½☆☆

Du 12 septembre 2011 au 4 février 2012, le Musée de la Poste consacre un accrochage à l’oeuvre (a priori non terminée) de Nicolas Vial. Une partie seulement de son oeuvre, à dire vrai : on ne traite ici que de son travail d’illustration, essentiellement visible dans les pages du Monde. Mais où était l’exposition ?

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« Panem et circenses » de Kate Lyddon à la Galerie Charlot

Du 1er mars au 2 avril 2011, la galerie Charlot présente sous le titre Panem et circenses (Du pain et des jeux) l’exposition de Kate Lyddon, qui parle comme son nom l’indique de la dégénérescence, décadence des individus modernes, tels les romains de 100 avant J.C. pour lesquels Juvenal avait écrit l’expression.

Je vous avais déjà parlé de la galerie Charlot lors de l’exposition Jeunes Talents où se trouvaient des dessins d’Aurélie Gravelat, artiste dont vous devriez entendre des nouvelles d’ici peu, ici même. Non seulement la galeriste Valérie Hasson-Benillouche met en avant de jeunes artistes, ou des artistes peu représentés en France, mais en plus elle s’investit en collaboration avec des galeristes étrangers pour faire voyager des oeuvres et des artistes dans le cadre d’échanges entre galeries. C’est grâce à l’un de ces échanges que Kate Lyddon, représentée par la galerie d’Ys à Bruxelles et repérée notamment à la foire Chic Dessin 2010, est aujourd’hui exposée à la galerie Charlot.

Le titre Panem et circenses évoque la décadence préliminaire à la chute de l’empire romain, et c’est une décadence moderne qui est au coeur de l’exposition de Kate Lyddon : dans des intérieurs à la fois dépouillés et luxueusement meublés, ici d’une chaise et d’un guéridon, là d’un pouf, là encore d’un lit ou d’une baignoire, sont installés, vautrés, des humains essentiellement bourrelets, flasques. Kate Lyddon utilise des techniques mixtes, dessin et collage, peinture et collage, où les collages sont aussi bien des papiers peints que des cheveux. Sur les peintures aux couleurs vives voire brutales, Kate Lyddon représente des êtres humanoïdes gris, éléphants. Sur les dessins, des crayonnés atténués superposés au trait final donnent une impression de mouvement vers un double, vers une seconde identité comme plue en vie. Pour compléter ces scènes, Kate Lyddon insère des phrases déformées au coeur de ses décors et de ses personnages, comme des appels sourds de ceux-ci vers des idéaux sentimentaux venus tout droit de paroles de chansons pop : « Feeling you holding me », « Sweet, lovely », « Kissing and loving », … Une exposition en forme d’avertissement.

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Les musées, les galeries, et l’exposition Jeunes Talents à la Galerie Charlot

Du 23 novembre au 18 décembre 2010, la jeune galerie Charlot s’ouvre aux jeunes artistes parmi les plus talentueux repérés par la galeriste Valérie Hasson-Benillouche : Aurélie Gravelat, Annabelle Guetatra, Romain Bechetoille, et Alice Steinmetz.

Chers lecteurs, je vous envoie généralement au musée, et j’espère que vous trouvez la plupart du temps votre bonheur dans les expositions que je conseille. Dans l’art, il est aussi un autre monde, moins, beaucoup moins connu du grand public : les galeries d’art. Si la ville de Paris compte de nombreux musées, elle abrite aussi des dizaines de galeries d’art.

Petit rappel terminologique. Un musée est une institution sans but lucratif qui doit remplir des fonctions d’exposition, de conservation, et d’animation, ainsi que des fonctions scientifiques. (Pour plus de détails, je vous renvoie à l’excellent ouvrage d’André Gob et Noémie Drouguet, La muséologie, aux éditions Armand Colin.) La galerie d’art elle est avant tout une entreprise. On parlait historiquement de marchands d’art, puis est apparu le terme de galeriste, qui reconnaît plus le travail de défricheur de l’art en devenir.

La première conclusion, c’est que par nature, un musée et une galerie d’art ne peuvent être comparés. On ne trouvera donc pas dans une galerie le parcours pédagogique que l’on trouve souvent dans les musées, mais d’un autre côté, soyons matérialistes, l’entrée des galeries est libre. On ne trouvera pas nécessairement dans une galerie des artistes qui feront date, mais c’est aussi là qu’on pourra trouver les artistes avant qu’ils ne soient célèbres. Arman et Yves Klein ont été révélés par la galeriste Iris Clerc… On trouvera dans les musées un art validé, on trouvera dans les galeries un art vivant, un art en train de se faire. Pour ces raisons, la fréquentation des galeries est à la fois une aventure trépidante et difficile, passionnante et risquée.

La seconde conclusion, c’est que Valérie Hasson-Benillouche est une galeriste. J’aime vous faire découvrir ici de jeunes artistes, Valérie les expose. Au mois de mars, j’étais allé à la Foire Internationale du Dessin, qui rassemblait 56 étudiants d’écoles d’art européennes, et j’en étais revenu avec deux coups de coeur : Aurélie Gravelat et Lise Stoufflet. Sans vouloir me vanter, aujourd’hui ces deux étudiantes sont devenues des artistes dont les oeuvres ont été exposées dans des galeries. Valérie Hasson-Benillouche visitait elle aussi la FID…

Je vous envoie donc aujourd’hui au 47 de la rue Charlot dans le 3e, où vous pourrez faire la connaissance de la galeriste ainsi que de Jerilee Quintana qui se charge de la communication. (Je dois dire que je n’ai jamais été aussi agréablement accueilli dans une galerie.) Vous y retrouverez jusqu’au 18 décembre les oeuvres d’Aurélie Gravelat, mais aussi celles d’Annabelle Guetatra, Romain Bechetoille, et Alice Steinmetz.

J’aurai bientôt l’immense plaisir d’interviewer Aurélie Gravelat qui nous parlera de ses oeuvres. Et en écrivant ces lignes je serais tenté d’interviewer aussi Valérie Hasson-Benillouche !

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Foire Internationale : Dessins du 21ème siècle, des découvertes !

Du 26 au 28 mars 2010, la Foire Internationale : Dessins du 21ème siècle rassemble cinquante-six étudiants actuellement en cursus universitaire dans seize écoles d’art de neuf pays d’Europe, qui présentent leurs oeuvres. Certains d’entre eux pourraient bien être les artistes européens de demain.

Pour sa deuxième année d’existence, la FID confirme sa position distincte des autres salons de la Semaine du Dessin, en tant que foire prospective. L’année dernière, la FID présentait six étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Cette année, ce sont cinquante-six étudiants dans seize écoles d’art de neuf pays, et une nouveauté, la remise du prix de la FID, qui offre à l’étudiant choisi par le jury une exposition dans la galerie Hadrien de Montferrand à Pékin. C’est à Kristina Heckova, étudiante à l’ENSBA Paris, que ce prix a été offert, hier soir.

Parmi tous les étudiants présentés lors de cet événement se trouvent certainement quelques uns des artistes européens de demain. Je me suis prêté au jeu de la prospective, encouragé par l’organisation d’un vote non plus du jury mais des visiteurs, et qui permettra de remettre, demain à 17 heures, de connaître les étudiants préférés du public. Pour moi, dans ces cinquante-six étudiants, nombreux sont ceux qui ont atteint une véritable maîtrise du dessin, ce qui se traduit dans la foire par de nombreuses oeuvres d’étude, ainsi que des séries autour d’idées originales. Chez certains d’entre eux, plus rares, on ressent quelque chose de plus précieux encore : un dessin qui dépasse la seule création esthétique pour devenir un véritable moyen d’expression, une ouverture vers un univers personnel, ainsi qu’un trait distinctif, pas forcément dans la technique, mais plutôt dans les types d’émotion qu’il soulève, les questions qu’il pose, la musique qui s’en échappe.

Aussi, je souhaite vous présenter ici deux jeunes artistes dont les oeuvres, d’abord m’ont touché, et me semblent illustrer ce que je viens d’écrire. Il s’agit de :

  • Aurélie Gravelat, étudiante en sixième année à l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles,

  • Déplacement, taille réelle 1,50m x 2,20m
  • et Lise Stoufflet, étudiante en première année à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris, qui présente certaines de ses oeuvres sur son blog.

Lecteurs, retenez ces noms ! Galeristes, lancez-vous, exposez leurs dessins !

Edit du 29 mars : Lise Stoufflet a remporté hier le prix du Public de la FID ! Je ne suis pas peu fier de ma sélection…